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Fin de l’opération Sangaris : le contingent français réduit à 350 soldats en Centrafrique


Le président français François Hollande discute avec un militaire de l'opération Sangaris lors de sa visite à Bangui, République centrafricaine, 28 février 2014. (AP Photo/Frederic Lafargue)

Le président français François Hollande discute avec un militaire de l'opération Sangaris lors de sa visite à Bangui, République centrafricaine, 28 février 2014. (AP Photo/Frederic Lafargue)

L'état-major des armées de la France annonce, dans un Twitte, la fin de facto de l’opération Sangaris et la réduction du contingent français à 350 soldats.

Selon

Désormais #Sangaris constitue une force de réserve tactique de 350 soldats au profit des 12 500 Casques bleus pic.twitter.com/aRoCFXfwuH

— État-Major Armées (@EtatMajorFR) June 22, 2016 " target="_blank">un message de l'état-major des armées françaises posté sur Twitter, "désormais Sangaris constitue une force de réserve tactique de 350 soldats au profit des 12.500 Casques bleus".

La France, qui avait lancé l'opération dans l'urgence en décembre 2013 sur fond de violences inter-communautaires, a mobilisé jusqu'à 2.500 soldats au plus fort des tensions.

Elle avait ramené ces effectifs à 900 hommes dans les mois précédant l'élection présidentielle, censée marquer la fin de la transition politique et remportée par Faustin-Archange Touadéra en février.

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avait alors annoncé la fin de l'opération Sangaris dans le courant de 2016 et le maintien de quelque 350 hommes sous la responsabilité de l'ONU et de l'UE pour ce qui touche à la formation de l'armée centrafricaine.

Entre 2013 et 2015, des milices majoritairement chrétiennes anti-balaka et des ex-rebelles à dominante musulmane de la Séléka ont mis la Centrafrique à feu et à sang. Ces violences ont ravagé l'économie du pays, déjà l'un des plus pauvres au monde.

L'intervention française et le déploiement de 12.000 Casques bleus de la force onusienne de la Minusca ont permis de faire retomber les violences.

La réputation de l'armée française a toutefois été entachée par plusieurs accusations d'abus sexuels en Centrafrique, notamment sur des mineurs, et de sévices physiques.

Avec AFP

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