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Fin au Sénégal de l'exercice militaire international Flintlock 2016


Cérémonie de lancement de Flintlock 2016 à Thiès au Sénégal.

Cérémonie de lancement de Flintlock 2016 à Thiès au Sénégal.

Selon le général Mamadou Sow, chef d'état-major de l'armée sénégalaise, "le volume de forces, les moyens aériens et fluvio-maritimes déployés" pour Flintlock 2016 en font l'édition "la plus importante à ce jour".

L'édition 2016 de l'exercice militaire annuel Flintlock, organisé par les Etats-Unis en Afrique, a pris fin lundi à Saint-Louis, dans le nord du Sénégal, après trois semaines de manoeuvres des armées de 28 pays, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Lancé le 8 février à Thiès (ouest), Flintlock 2016 a mobilisé quelque 2.200 membres des forces spéciales de 28 pays au total à travers le Sénégal et la Mauritanie voisine, a indiqué le général David Rodriguez, chef du commandement militaire américain pour l'Afrique (Africom) qui organise Flintlock depuis 2005.

"Les menaces auxquelles tous les participants ici présents font face actuellement sont des menaces transnationales, qui exigent une réponse régionale", a-t-il déclaré lors de la cérémonie de clôture sur la place Faidherbe de Saint-Louis.

La cérémonie, qui s'est déroulée en présence du commandant des opérations spéciales américaines en Afrique, le général Donald Bolduc, a été marquée par un défilé de différents corps d'armée du Sénégal et des porte-drapeaux des 28 pays participants d'Afrique, d'Amérique et d'Europe.

Selon le général Mamadou Sow, chef d'état-major de l'armée sénégalaise, "le volume de forces, les moyens aériens et fluvio-maritimes déployés" pour Flintlock 2016 en font l'édition "la plus importante à ce jour".

"La mobilisation de telles ressources donne la pleine dimension de cet exercice, qui vise à renforcer nos capacités de prévention, d'action et de réaction face à des menaces diffuses, multiformes et transnationales", a-t-il ajouté lors de la cérémonie.

Le Sénégal a jusqu'à présent été épargné par les attaques jihadistes frappant des pays d'Afrique de l'Ouest. Il a cependant renforcé la sécurité dans de nombreux lieux publics, comme les hôtels et les administrations, depuis l'attentat du 15 janvier à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, qui a fait 30 morts, en majorité étrangers. L'attentat a été revendiqué par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Le 20 novembre 2015, à Bamako, la capitale malienne, 20 personnes ont été tuées, outre deux assaillants abattus, dans une autre attaque jihadiste.

Durant les manoeuvres, le Mali était "toujours un sujet d'échanges, tout comme le Burkina Faso", a indiqué à l'AFP le lieutenant-colonel William Rose, des opérations spéciales américaines.

Les Sénégalais "ont cherché à adapter la formation en matière de lutte contre ces menaces, donc tout était pertinent" durant l'exercice, a-t-il estimé.

Avec AFP

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