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Fifa : Washington botte en touche après des accusations de Poutine


Le logo du Mundial 2018 à Moscou

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La diplomatie américaine s'est gardée de polémiquer avec Moscou sur le scandale de corruption qui secoue la Fifa après que le président russe Vladimir Poutine eut accusé Washington de chercher à bloquer la réélection de Joseph Blatter.

"Laisser entendre que nous essayons d'avoir une influence sur le processus interne à la Fifa, ce n'est pas la question", a botté en touche le porte-parole du département d'Etat Jeffrey Rathke, interrogé sur les propos du président Poutine.

Ce dernier a accusé les Etats-Unis de chercher à "empêcher la réélection" de Joseph Blatter à la tête de la Fédération internationale de football. "On se souvient des pressions exercées sur (Joseph Blatter) pour empêcher la tenue de la Coupe du monde de football en Russie en 2018", a déclaré à des journalistes étrangers le chef de l'Etat russe lors d'une interview retransmise par le Kremlin.

Les justices américaine et suisse ont révélé mercredi deux procédures judiciaires concernant la Fifa pour corruption présumée à grande échelle, avec arrestations à Zurich de plusieurs élus de la fédération et perquisitions de son siège.

En réponse aux allégations de M. Poutine, le porte-parole de la diplomatie américaine a insisté sur "l'objectif de l'enquête et des arrestations" qui vise la lutte contre "la corruption". Il s'est retranché derrière les déclarations explosives mercredi de la ministre américaine de la Justice, Loretta Lynch, qui a accusé les personnes poursuivies d'avoir "corrompu les affaires du football mondial pour servir leurs intérêts et pour s'enrichir personnellement".

"Laisser entendre que d'une certaine manière les autorités américaines seraient malvenues de s'intéresser à (la lutte contre) la corruption est un peu difficile à comprendre", a argumenté M. Rathke.

Interrogé encore sur un éventuel impact du scandale de la Fifa sur les relations déjà glaciales entre les Etats-Unis et la Russie, le porte-parole a assuré "ne pas voir d'effet sur ces relations".

Avec AFP

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