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Fifa: un député britannique accuse le cheikh Salman de corruption


Le cheikh Salman ben Ibrahim al Khalifa, l'un des prétendants de poids à la présidence de la Fifa

Le cheikh Salman ben Ibrahim al Khalifa, l'un des prétendants de poids à la présidence de la Fifa

Un député britannique a accusé le cheikh Salman ben Ibrahim al Khalifa, l'un des prétendants de poids à la présidence de la Fifa, d'être impliqué dans un scandale financier, ce qu'a aussitôt démenti l'intéressé

Devant la Chambre des communes, le député conservateur Damian Collins a estimé mardi qu'il y avait de "fortes raisons de soupçonner" le cheikh Salman d'avoir négocié le soutien du Kirghizistan à son élection à la présidence de la Confédération asiatique (AFC) en 2013 contre des promesses d'aides financières à des projets sportifs.

Ces promesses d'aides auraient émané du Comité olympique d'Asie (COA), une organisation présidée par Ahmad al-Fahad Al-Sabab, influent cheikh koweïtien et membre du CIO et du comité exécutif de la Fifa, réputé proche du cheikh Salman.

Selon M. Collins, des courriels en ce sens auraient été échangés entre le COA et la délégation kirghize avec des demandes de financement sans "aucune raison légitime" pour les justifier.

Le député, qui a réclamé une enquête en urgence a même estimé que si le cheikh Salman était choisi pour diriger le foot mondial, l'Angleterre ne devrait plus recevoir de compétition organisée par la Fifa.

Les accusations de Damian Collins ne peuvent faire l'objet d'une attaque en justice pour diffamation dans la mesure où il s'exprimait devant le Parlement.

Le cheikh Salman a de son côté démenti ces allégations dans un communiqué mardi soir, expliquant n'avoir "aucune connaissance" de quelconque négociation ou paiement et "qu'absolument aucune preuve n'a été fournie pour montrer que cela a été le cas".

Ancien homme d'affaires et membre de la famille royale de Bahreïn, le cheikh espère arriver au sommet de la planète football lors de l'élection prévue vendredi à Zurich, ce qui serait une première pour son continent.

Il est président de la Confédération asiatique (AFC) depuis 2013 et vice-président de la Fifa depuis 2015

Avec AFP

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