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Fifa : l'ex-président de la fédération du Honduras plaide non coupable à New York


Rafael Calleja, ancien président du Honduras et de la Fédération hondurienne de football.

Rafael Calleja, ancien président du Honduras et de la Fédération hondurienne de football.

Rafael Callejas, inculpé dans le cadre du scandale de corruption de la Fifa, a plaidé non coupable de racket et blanchiment. Il a été maintenu en détention.

Rafael Callejas, 72 ans, qui était jusqu'en août président de la Fédération hondurienne de football (Fenafuth), avait quitté lundi son pays à destination des Etats-Unis à bord d'un jet privé, "en tant que citoyen libre", selon le ministre des Affaires étrangères Arturo Corrales. Il a été arrêté sans incident à son arrivée à Miami lundi, avant son transfert à New York, pour cette première comparution au tribunal fédéral de Brooklyn.

Vêtu d'une chemise à carreaux et d'un jeans, il était accompagné de son avocat Manuel Retureta, qui a déclaré au juge que son client n'était "pas coupable".

Les Etats-Unis avaient annoncé l'inculpation de l'ancien président hondurien (1990-1994) le 3 décembre, ainsi que celle de 15 nouveaux accusés dans le cadre du scandale de la Fifa, et demandé au Honduras son extradition. Les autorités judiciaires avaient entamé ce processus.

Il est inculpé de complot de racket, complot de fraude électronique, complot de blanchiment d'argent et blanchiment par la justice américaine.

M. Callejas, toujours membre de la Commission marketing et télévision de la Fifa, est accusé d'avoir reçu avec d'autres des pots-de-vin entre mars 2011 et janvier 2013 à hauteur d'1,6 million de dollars, dans le cadre de l'attribution de droits de retransmission de matches de qualification pour la Coupe du monde.

Le président actuel de la Fenafuth et vice-président de la Fifa, le Hondurien Alfredo Hawit, également inculpé, a aussi été arrêté le 3 décembre, à Zurich, comme Juan Angel Napout (Paraguay), vice-président de la Fifa et ex-président de la Conmebol. M. Napout devait aussi comparaître mardi après-midi à Brooklyn.

Au total, 39 personnes et deux entreprises sont accusées par les autorités américaines dans ce scandale, dont une douzaine ont déjà plaidé coupable. Ils sont accusés d'avoir sollicité et reçu plus de 150 millions de dollars en pots-de-vin et rétrocommissions sur une période de 25 ans.

L'acte d'accusation compte 236 pages.

Avec AFP

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