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Fifa : Jeffrey Webb arrive aux Etats-Unis mais attend la date de sa comparution


Les dirigeants de la FIFA inculpés comprennent, en haut, de gauche à droite, Rafael Esquivel, Nicolas Leoz, Jeffrey Webb et Jack Warner. En bas, de gauche, Eduardo Li, Eugenio Figueredo et Jose Maria Marin.

Les dirigeants de la FIFA inculpés comprennent, en haut, de gauche à droite, Rafael Esquivel, Nicolas Leoz, Jeffrey Webb et Jack Warner. En bas, de gauche, Eduardo Li, Eugenio Figueredo et Jose Maria Marin.

Un procureur a confirmé vendredi à New York que l'ex vice-président de la Fifa Jeffrey Webb était arrivé aux Etats-Unis où il est inculpé dans le cadre du scandale de corruption visant l'organisation du football mondial.

Cependant, aucune date de comparution n'a encore été fixée.

Lors d'une audience concernant un autre des 14 inculpés dans cette affaire, au tribunal fédéral de Brooklyn à New York, le juge Raymond Dearie a demandé aux procureurs si Jeffrey Webb, extradé mercredi de Suisse, allait "bientôt" comparaître.

"Votre honneur, nous n'avons pas encore de date", lui a répondu le procureur fédéral adjoint Evan Norris.

"Est-il aux Etats-Unis?", a demandé le juge, information que les autorités s'étaient refusées à confirmer jusqu'à présent. "Oui, il l'est", a répondu le procureur, confirmant aussi que Jeffrey Webb avait un avocat américain.

Jeffrey Webb, 50 ans, ex-président de la Concacaf, la Fédération de football d'Amérique du Nord, centrale et des Caraïbes, originaire des îles Caïman, est l'un des sept responsables de la Fifa arrêtés le 27 mai à Zurich (Suisse), dans le cadre des 14 inculpations prononcées par les autorités américaines.

Il avait accepté l'extradition le 9 juillet. Les six autres responsables arrêtés à Zurich la refusent.

Le procureur a indiqué vendredi que la procédure "pourrait prendre plusieurs mois".

L'audience de vendredi visait à faire le point sur les efforts pour essayer de juger les 14 inculpés, accusés d'avoir sollicité et reçu plus de 150 millions de dollars en pots-de-vin et rétrocommissions sur une période de 24 ans.

Pas moins de 47 chefs d'inculpation ont été retenus contre eux, dont "racket, fraude et blanchiment".

L'un de ces inculpés, Aaron Davidson, avocat et homme d'affaires basé à Miami (Floride), ancien président de Traffic Sports USA, qui achetait et revendait les droits commerciaux et ceux liés aux médias pour les matches, était présent à l'audience vendredi.

Arrêté le 27 mai en Floride, il avait été remis en liberté et assigné à résidence deux jours plus tard contre une caution de 5 millions de dollars, et essaie actuellement de négocier un accord avec les procureurs, selon des documents de justice.

Une prochaine audience a été fixée au 18 septembre.

"D'ici là, nous aurons probablement d'autres participants", a indiqué le juge, laissant penser qu'il espérait d'ici là l'arrivée d'autres accusés à New York.

"Ma plus grande préoccupation, c'est combien de temps attendons-nous les autres", a-t-il ajouté.

Selon les procureurs américains, Aaron Davidson et son entreprise avaient donné plus de 7 millions de dollars à Jeffrey Webb pour obtenir des droits exclusifs sur des tournois de football.

Davidson est inculpé de racket, fraude électronique, blanchiment et entrave à la justice.

Traffic Sports USA est une filiale du groupe Traffic Group basé à Sao Paulo au Brésil, qui détient les droits télévisés de nombreux tournois de football.

Avec AFP

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