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Fifa : Salman prédit un duel avec Infantino et met la pression sur les autres


Le cheikh Salman, le 30 avril 2015 au Bahrein.(AP Photo/Hasan Jamali, file)

Le cheikh Salman, le 30 avril 2015 au Bahrein.(AP Photo/Hasan Jamali, file)

Le nouveau président de la Fifa, embourbée dans la pire crise de son histoire sur fond de soupçons de corruption, sera élu le 26 février à Zurich.

Le Cheikh bahreini Salman, l'un des favoris pour la présidence de la Fifa, a estimé que l'élection du 26 février se jouerait entre lui et le Suisse Gianni Infantino, et a mis la pression sur les trois autres candidats, dimanche dans un entretien à l'AFP.

"Tout candidat qui sent qu'il ne pourra pas rassembler un nombre minimum (de voix) ne devrait, selon moi, pas continuer" à postuler, a déclaré le cheikh, principal favori aux côtés d'Infantino, secrétaire général de l'UEFA.

Cette déclaration met la pression sur les trois autres postulants, le prince jordanien Ali, le Français Jérôme Champagne et le Sud-Africain Tokyo Sexwale.

Interrogé sur le nombre de candidats qui ont, selon lui, une chance de gagner et de succéder au Suisse Joseph Blatter, le cheikh Salman a répondu: "En étant réaliste pour les cinq, je pense qu'il y en a deux".

"Gianni a le soutien de sa confédération (l'Europe) et je pense que l'Asie a son candidat" (lui-même, président de la Confédération asiatique de football, l'AFC), a ajouté le Bahreini. "Selon ce que j'entends, selon ce que je ressens, je pense que c'est entre moi et lui", a estimé Salman.

Le nouveau président de la Fifa, embourbée dans la pire crise de son histoire sur fond de soupçons de corruption, sera élu le 26 février à Zurich, où l'instance suprême du football mondial a son siège.

Les votants sont les 209 fédérations de football nationales membres de la Fifa.

L'Afrique, stratégique

Infantino, soutenu par l'Europe, est le candidat de substitution de l'UEFA après la suspension du Français Michel Platini en raison d'un versement d'argent contesté reçu de Blatter. Vendredi, le Suisse a reçu le soutien de la Confédération sud-américaine (Conmebol).

La Confédération africaine de football (CAF), elle, prendra une éventuelle décision sur un soutien à un candidat vendredi 5 février lors de son Comité exécutif.

Le choix du continent africain, qui compte 54 fédérations nationales, pourrait s'avérer décisif. La CAF dispose du plus gros réservoir de voix au Congrès de la Fédération internationale devant l'UEFA (53, Gibraltar n'étant pas reconnu par la Fifa), l'Asie (46), la Concacaf (Amérique du nord, centrale et Caraïbes, soit 35 voix), l'Océanie (11) et l'Amérique du Sud (10).

Or, la CAF a conclu le 15 janvier un accord de partenariat technique avec l'AFC, qui pourrait déjà constituer un premier pas vers un soutien de l'Afrique au cheikh Salman.

Cet accord avait d'ailleurs été immédiatement dénoncé par le prince Ali comme une "tentative de violer les règles électorales". Le Jordanien suspectait une manoeuvre pour mettre en place "un vote en bloc" entre l'Afrique et l'Asie en faveur du cheikh Salman.

Dimanche, la presse sud-africaine a estimé que Sexwale n'obtiendrait sans doute pas le soutien de l'Afrique.

"A peu près tout le monde sur le continent dit qu'il doit se retirer de la course", a affirmé au journal sud-africain Sunday Times un responsable de la Fédération sud-africaine de football (SAFA) dont l'identité n'a pas été dévoilée.

Jugée trop discrète, la campagne menée par l'homme d'affaires et ex-compagnon de route de Nelson Mandela a déjà été la cible de critiques à travers le continent.

AFP

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