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Le Rassemblement appelle à une journée ville morte le 3 avril en RDC


Félix Tshisekedi, désigné président du Rassemblement (principale plateforme d’opposition),3 février 2017.

Le fils de l’opposant historique dont le corps est toujours à Bruxelles depuis son décès le 1er février dernier, a annoncé à Kinshasa une série d’actions en réaction à l’échec du dialogue politique en RDC.

Félix Tshisekedi, désigné président du Rassemblement (principale plateforme d’opposition) a annoncé une journée ville morte pour le 3 avril et d’autres actions auxquelles il invite le peuple à participer massivement.

"Le Rassemblement demande au peuple congolais de demeurer en état d’alerte et de résistance, contribuer à la réussite de la journée ville morte sur toute l’étendue du territoire nationale le 3 avril; soutenir la grève décrétée par les syndicats le 5 avril; participer massivement à la marche pacifique annoncée par l’UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social) pour la date du 10 avril et d’autres manifestations publiques pacifiques pour revendiquer l’application de l’Accord de la Saint-Sylvestre du 10 au 24 avril 2017 ", a déclaré Tshisekedi.

Appel à une marche pacifique

La veille, l’UDPS a plutôt lancé un appel pour une marche pacifique pour le 10 avril.

Mardi, à Kinshasa, et mercredi, à Lubumbashi, dans le sud-est du pays, la police a dispersé des manifestations spontanées en tirant en l’air. Des cas d’arrestation ont été signalés.

"Il apparait aujourd’hui que la bonne foi du Rassemblement s’est butée à la mauvaise foi caractérisée de M. Kabila qui ne veut pas quitter le pouvoir et par conséquent, sabote toute initiative tendant à organiser les élections crédibles pour une alternance démocratique en RDC", a soutenu pour sa part l'opposant Martin Fayulu.

"Dès lors que le processus devant conduire à la mise en œuvre de l’accord est ainsi compromis, le consensus dégagé pour l’acceptation de monsieur Joseph Kabila comme chef de l’Etat pendant la courte période préélectorale et électorale est rompu", a poursuivi M. Fayulu.

Impasse de l'accord du 31 décembre

Pour lui, le "Rassemblement réaffirme son attachement à l’Accord du 31 décembre 2016 et récuse toute solution initiée en dehors de sa mise en œuvre diligente et conforme".

Les évêques qui assuraient la médiation au dialogue ont, lundi dans la soirée, mis fin à leurs bons offices sur un constat d’impasse autour des arrangements de mis en œuvre de l’accord du 31 décembre dernier.

Le président Joseph leur a promis de s’engager pour ramener le pouvoir et l’opposition au consensus sur les deux points restants en suspens : la nomination d’un Premier ministre et du président du Conseil de suivi de la transition.

Les discussions sur les arrangements particuliers pour la mise en œuvre de l’accord du 31 décembre 2016 se sont terminées dans une impasse particulièrement sur la nomination du Premier ministre et le président du Conseil de suivi de l’accord.

Le décès d’Etienne Tshisekedi, leader de l’opposition, le 1er février a compliqué la donne, remettant sur le tapis des discussions le poste du veilleur de la transition qui lui était confiée en raison de sa carrure et du rôle joué dans la politique congolaise.

L’accord du 31 décembre vise à résoudre la crise créée par le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila au-delà des limites constitutionnelles.

Mardi, l'Union européenne, l'Union africaine, les Nations unies et l'Organisation internationale de la Francophonie ont demandé que soit nommé un "Premier ministre issu de l'opposition" en application de l'accord du 31 décembre 2016.

"Une telle avancée facilitera le processus de stabilisation du pays, le rétablissement de l'ordre public (...) et la tenue, dans les délais prévus, des élections", selon elles.

M. Kabila est au pouvoir depuis 2001 et la Constitution lui interdit de se représenter.

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