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Faible mobilisation à Ouagadougou lors de la manifestation de l'opposition


Le président Blaise Compaore (file photo)

Le président Blaise Compaore (file photo)

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté dans la capitale pour exiger le départ du président Blaise Compaoré au moment où était annoncée la mort d'un enfant de onze ans tué par une balle perdue d'un policier mutin.

« Blaise out! Blaise dehors », « Blaise dégage! », « Tous unis pour le départ de Blaise Compaoré », pouvait on lire sur les pancartes brandies par les manifestants. Une autre, « Blaise = Ben Ali », faisait allusion à l'ex-président tunisien contraint de quitter le pouvoir par un soulèvement populaire.

Trente-quatre partis politiques avaient appelé à une « grande mobilisation » contre le régime Compaoré. En dépit du nombre relativement faible de manifestants, les chefs de l'opposition se sont déclarés satisfaits.

« On est très satisfaits de la mobilisation, malgré le travail de sape énorme du pouvoir », s'est félicité le principal opposant, Bénéwendé Stanislas Sankara. Il a invité « les forces armées, en tant que composantes à part entière de notre peuple à avoir un comportement citoyen ».

Pour réclamer de meilleures conditions financières, les militaires, dont ceux de la garde présidentielle, se sont mutinés à plusieurs reprises dans plusieurs villes depuis le 23 mars, tirant en l'air dans les rues et commettant de nombreux pillages. Leur exemple a été récemment suivi par les policiers.

Le ministre de la sécurité, Jérôme Bougouma, a annoncé qu'un enfant de 11 ans, blessé mercredi à la tête d'une balle perdue tirée par un policier mutin, était mort à l'hôpital des suites de ses blessures vendredi.

Les mutins avaient tiré en l'air dans l'enceinte de leur caserne à Ouagadougou, mais aussi à l'extérieur.

Le ministre de la Santé, Adama Traoré, a de son côté indiqué que dans la seule ville de Ouagadougou, six personnes - dont l'enfant - avaient été tuées accidentellement depuis le début des mutineries de soldats le 23 mars, suivies mercredi et jeudi de celles des policiers.

Aucun bilan n'a été fourni concernant les victimes dans d'autres villes également affectées par ces mutineries, pas plus que sur celles des manifestations populaires violentes contre le régime du président Blaise Compaoré, qui avaient débuté le 22 février.

Les manifestations contre la vie chère et le régime de Blaise Compaoré, arrivé au pouvoir il y a 24 ans par un coup d'Etat, touchent désormais presque toutes les catégories socio-professionnelles du pays.

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