Liens d'accessibilité

D’après le correspondant de la Voix de l’Amérique sur place, leur nombre s'est sensiblement réduit en ville. Les habitants recommencent à vivre normalement mais manquent de tout.

Gao est calme ce mardi.

Depuis les frappes de l'aviation française sur la ville le 13 janvier dernier, les islamistes sont beaucoup moins nombreux. Certains restent visibles sur des motos, sous des arbres. Quelques rares pickups non armés circulent encore dans la ville.

Conséquence : les islamistes ne peuvent plus faire appliquer la charia et les jeunes recommencent à fumer, les jeunes filles sortent à nouveau la tête découverte.

Si la population craint toujours de sortir le soir, Gao souffre surtout du manque de nourriture et de médicaments puisque les camions en provenance du Niger ou d'Algérie n'arrivent plus depuis le début de l'intervention militaire.

Selon notre correspondant, les bombardements français sur Gao n'ont fait aucune victime civile.

De nouveaux pays ont répondu aux demandes d'aide logistique et financière de la Communauté Economique des Etats d'Afrique de l'Ouest en vue de déployer une force au Mali. Dernièrement, la Côte d'Ivoire s'est engagée à fournir un bataillon logistique d’environ 500 hommes.

Les Etats-Unis ont annoncé avoir commencé à transporter des troupes et des équipements français au Mali.

« Il y a une grande part d’improvisation qui va se faire concrètement pour essayer d’articuler ces trois éléments extrêmement discordants qui sont les troupes françaises, les troupes de la Cedeao, et les troupes maliennes ou du moins ce qu’il en reste » a dit à la VOA Marc-Antoine Pérouse de Montclos, chargé de recherche à l'Institut de Recherche pour le Développement (IRD) à Paris.

Voir les commentaires

XS
SM
MD
LG