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L'ancien vice-président sud-soudanais quitte un hôpital de Khartoum


L'ex-rebelle et ancien vice-président sud-soudanais Riek Machar s’adresse aux journalistes à Addis-Abeba, en Ethiopie, le 13 février 2016.

L'ex-rebelle et ancien vice-président sud-soudanais Riek Machar s’adresse aux journalistes à Addis-Abeba, en Ethiopie, le 13 février 2016.

Mardi, le gouvernement soudanais avait indiqué qu'il se trouvait à Khartoum pour un "traitement médical", sans préciser de quoi il souffrait.

L'ex-rebelle et ancien vice-président sud-soudanais Riek Machar est sorti d'un hôpital de Khartoum où il avait été admis pour une "jambe enflée", ont déclaré vendredi à l'AFP ses collaborateurs.

Riek Machar avait été évincé de son poste de vice-président fin juillet après avoir fui la capitale Juba à l'issue d'affrontements meurtriers entre ses partisans et ceux du président Salva Kiir.

"Il est sorti" de l'hôpital, a déclaré vendredi à l'AFP Manasseh Zindo, un collaborateur de M. Machar et membre de son parti SPLM/SPLA-IO.

"Son état s'est amélioré. Sa jambe va mieux. Ce que nous savons, c'est que sa jambe avait enflé en raison d'une longue période de marche", a dit M. Zindo.

Un autre collaborateur de son parti, Sabiet Majok, a indiqué qu'il avait quitté l'hôpital vendredi matin.

"Il est en bonne santé maintenant, mais il restera à Khartoum quelques jours encore", a-t-il ajouté, précisant que M. Machar avait l'intention de rencontrer le président soudanais Omar el-Béchir et de tenir une conférence de presse.

Selon M. Majok, l'ancien vice-président envisage ensuite de se rendre en Ethiopie, à Djibouti, en Ouganda et au Kenya.

Après les combats à Juba en juillet, M. Machar s'était enfui en République démocratique du Congo avant d'aller au Soudan.

Ces combats ont mis en péril un fragile accord de paix signé en août 2015 pour tenter de mettre un terme à une guerre civile dévastatrice débutée fin 2013, moins de deux ans après l'accession à l'indépendance du pays.

Les relations entre Khartoum et Juba se sont tendues, le Soudan étant accusé de soutenir Riek Machar dans ce conflit.

Avec AFP

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