Liens d'accessibilité

Euro-2016/France : les Bleus toujours sur un volcan


L’équipe de la France lors de l'UEFA EURO 2016 au Stade Vélodrome de Marseille, France 15 Juin ici 2016. epa/ PETER POWELL

L’équipe de la France lors de l'UEFA EURO 2016 au Stade Vélodrome de Marseille, France 15 Juin ici 2016. epa/ PETER POWELL

Ça ne finira donc jamais... Qualifiée pour les 8e de finale de l'Euro-2016, l'équipe de France est pourtant de nouveau rattrapée par les polémiques avec le supposé bras d'honneur de Paul Pogba, qui parasite la préparation de son choc contre la Suisse, décisif pour la première place du groupe A.

Les Bleus auraient bien aimé que le terrain et le jeu reprennent le dessus après leur succès face à l'Albanie (2-0), mercredi, qui leur a ouvert les portes du prochain tour. Quitte à devoir mettre l'accent sur les nombreux motifs d'inquiétude soulevés par leurs prestations depuis le début du tournoi.

Las! L'extra-sportif a de nouveau refait surface après le geste de Pogba au moment des célébrations du 2e but français inscrit par Dimitri Payet. Une calamité de plus pour le malheureux Didier Deschamps, guère épargné par les affaires et les mésaventures (chantage à la sex-tape, contrôle positif de Mamadou Sakho, forfaits, accusations de racisme) dans sa préparation de cet Euro organisé à la maison, censé être le point d'orgue de son mandat.

Le joueur de la Juventus Turin a-t-il effectué un bras d'honneur? Et si oui, à qui était-il adressé? La France se déchire sur son cas et ce n'est pas son démenti, via un communiqué transmis à l'AFP, qui a calmé les débats.

Le milieu de terrain de 23 ans a en tout cas enregistré des soutiens inattendus: ceux de Nicolas Anelka, jeudi soir, puis du chanteur Matt Pokora, qui a conclu un message de soutien sur Twitter par le mot-clé #jesuispogba.

Pas évident dans ces conditions de préparer un rendez-vous majeur contre les Suisses, dimanche, qui pourrait dégager la route des demi-finales, l'objectif minimum assigné par le président de la Fédération française Noël Le Graët. Un point suffit aux Bleus pour assurer la première place, synonyme de 8e de finale contre un 3e de poule, puis de quart de finale contre le 2e du groupe B ou F.

Hasard ou coïncidence? L'encadrement de l'équipe de France n'a pas prévu de point-presse vendredi, au lendemain du déclenchement de l'affaire Pogba. Seul l'entraînement est ouvert aux médias en fin d'après-midi.

Malaise

De toutes façons, il aurait été étonnant de pouvoir connaître réellement le fond de la pensée des joueurs. Les deux Bleus interrogés jeudi en conférence de presse ont soigneusement esquivé les questions sur le sujet qui fâche.

"Je ne suis pas quelqu'un qui regarde la presse ou qui lit tout ça, vous m'apprenez quelque chose", a ainsi déclaré le défenseur Samuel Umtiti, reprenant quasiment mot pour mot une expression chère à son sélectionneur.

"Je n'ai pas vu le geste dont tout le monde parle. J'étais en train de fêter le 2e but", a assuré le milieu de terrain N'Golo Kanté.

Y a-t-il un problème Pogba? "Il est très heureux ici, a estimé Umtiti, qui connaît bien le Turinois pour avoir remporté le Mondial U20 (moins de 20 ans) à ses côtés en 2013. Je ne sais pas s'il vit une période difficile. Je ne parle pas de ça avec lui. En tout cas, il est souriant".

Le malaise est pourtant palpable. Attendu comme l'une des stars de l'Euro, Pogba déçoit et a même débuté le match contre l'Albanie sur le banc de touche avant d'entrer après la pause. A force de proclamer son envie de devenir "une légende", il s'est mis lui-même une pression très lourde à gérer. Ce qui explique sans doute son geste équivoque en fin de rencontre mercredi.

Deschamps a deux jours pour soigner les maux de tête de sa jeune vedette.

Avec AFP

XS
SM
MD
LG