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Euro-2016 / France - Les Bleus sur un fil, la polémique Pogba enfle


Paul Pogba au centre d'une polémique en France.

Paul Pogba au centre d'une polémique en France.

Plongé dans un océan d'incertitudes, le sélectionneur Didier Deschamps se serait bien passé de l'imbroglio autour de Paul Pogba, qui semble avoir effectué un bras d'honneur au moment de célébrer le 2e but français face à l'Albanie (2-0), mercredi à Marseille.

L'équipe de France tangue, manque de repères et de réserves tout en se débattant avec une nouvelle polémique déclenchée par Paul Pogba, mais elle trace sa route: l'Euro-2016 n'est pas de tout repos pour les Bleus, pourtant qualifiés pour les 8e de finale.

Sans oublier un rendez-vous contre la Suisse, déterminant pour la suite de son parcours.

Pogba en pleine polémique

Plongé dans un océan d'incertitudes, le sélectionneur Didier Deschamps se serait bien passé de l'imbroglio autour de Paul Pogba, qui semble avoir effectué un bras d'honneur au moment de célébrer le 2e but français face à l'Albanie (2-0), mercredi à Marseille.

Après la diffusion sur twitter d'une capture d'écran de la part d'un journaliste de BeIN Sports, la chaîne belge RTBF a mis en ligne jeudi une vidéo sur son site internet. Les images ne permettent pas de dire avec certitude s'il s'agit ou non de ce geste injurieux. Mais les déclarations de Florent Houzot, directeur de la rédaction de BeIN Sports, qui a refusé de diffuser la séquence, jettent le trouble.

"Nous sommes supporters de l'équipe de France et ce n'est pas le moment de créer une polémique inutile", a-t-il expliqué à l'Equipe.fr. D'après le site internet, Florent Houzot a envoyé mercredi soir un mail interne aux salariés de la chaîne leur enjoignant de ne pas montrer "la vilaine image de Paul Pogba".

Après le scandale du chantage à la sex-tape, le contrôle positif de Mamadou Sakho, les forfaits en cascade et les accusations de racisme portées par Eric Cantona et Karim Benzema contre Deschamps, voilà les Bleus aux prises avec une nouvelle affaire gênante.

Le coeur y est, pas le jeu

Le jeu laisse à désirer, les supporters ont des sueurs froides mais la France peut au moins s'appuyer sur un état d'esprit et une volonté de fer, qui compensent pour l'instant ses carences collectives. A l'image d'Antoine Griezmann, remplaçant au coup d'envoi mais sauveur en fin de match mercredi et totalement relancé après des débuts manqués dans le tournoi.

Difficile de prédire jusqu'à quand les Bleus pourront se contenter d'un tel déficit dans l'animation, mais ce ticket pour les 8e de finale suffit largement à leur bonheur après deux victoires sur le fil du rasoir face à la Roumanie (2-1) et l'Albanie.

Le contexte particulier du match d'ouverture pouvait expliquer la bouillie bleue contre les Roumains. Mais cette justification est un peu courte à l'heure de faire le bilan du succès arraché face aux modestes Albanais, mercredi à Marseille. Dans ces conditions, le duel de dimanche contre la Suisse, décisif pour le gain du groupe A, s'apparente à un véritable juge de paix pour cette équipe, encore lestée de lourdes interrogations.

Peu de solutions alternatives

La première période contre l'Albanie l'a prouvé: l'équipe de France manque de réserves sur le banc. Le passage momentané au 4-2-3-1 et les titularisations des deux jeunes Anthony Martial et Kingsley Coman, tous deux âgés de 20 ans, ont été des échecs et Deschamps a été obligé de revenir à son système habituel (4-3-3) dès la pause.

Saignants lors des matches amicaux, les deux joueurs ont touché du doigt ce qu'était le plus haut niveau international et la pression qui va avec. Le constat est surtout cruel pour Martial, acheté 80 millions d'euros par Manchester United mais incapable de se libérer sous le maillot bleu.

Le sélectionneur doit se résoudre à l'évidence: les nombreuses indisponibilités de ces derniers mois (Benzema, Sakho, Varane, Mathieu, Diarra) ont particulièrement amoindri le potentiel de son effectif et aucun de ses remplaçants n'a les épaules assez larges pour prétendre déboulonner l'un des titulaires. Deschamps doit maintenant prier pour qu'il n'arrive rien de grave à l'un de ses tauliers.

Ne pas revivre France-Suède 2012

C'est le scénario à éviter. Il y a quatre ans, les Bleus avaient besoin de l'emporter contre la Suède, éliminée, pour terminer en tête de leur poule à l'Euro. Mais ils avaient sombré face à Ibrahimovic and co. Un revers 2-0 aux conséquences désastreuses: l'Espagne comme adversaire au tour suivant puis une élimination logique (2-0).

Deschamps est conscient du piège, mais va aborder le choc face aux Suisses avec plus de confort puisqu'un point suffit aux Bleus.

L'enjeu est de taille. En bouclant le premier tour à la première place, les Tricolores se faciliteraient grandement la tâche jusqu'à l'objectif minimum assigné par le président de la Fédération française de football Noël Le Graët, à savoir les demi-finales. En 8e de finale, ils affronteraient ainsi un 3e de poule et en quart de finale, ce serait le 2e du groupe B ou F qui leur serait proposé.

Avec AFP

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