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Euro-2016 - Enfin du football pour oublier les hooligans ?


Fans de l'équipe albanaise avant le match contre la Francem le 15 juin 2016. (REUTERS/Yves Herman Livepic)

Fans de l'équipe albanaise avant le match contre la Francem le 15 juin 2016. (REUTERS/Yves Herman Livepic)

L'Espagne, double tenante du titre, et l'Italie vont tenter de se qualifier vendredi pour les 8e de finale et redonner sa place au jeu dans un Euro-2016 pollué par les violences des hooligans et les polémiques en tout genre, comme le vrai-faux bras d'honneur de Paul Pogba.

Les Espagnols, qu'on disait vieillissants avant ce championnat d'Europe des nations, ont toujours dans leurs rangs un joueur d'une classe rare, Andres Iniesta, 32 ans, capable de faire vibrer des stades entiers.

Ce "footballeur à mettre dans une vitrine", selon la formule du quotidien sportif espagnol Marca, peut offrir les 8e de finale à son équipe avec une victoire contre la Turquie à Nice (21h00).

A Toulouse (15h00), les fans du ballon rond ont rendez-vous avec une autre "légende", comme il se présente lui-même en toute immodestie : Zlatan Ibrahimovic.

Le géant au catogan (1,95 m ; 95 kg) est mal parti avec la Suède après un nul décevant contre l'Eire (1-1). Les Nordiques d'"Ibra" voudraient bien se relancer, mais ils vont se frotter à un gros morceau, l'Italie.

La Nazionale du maître-tacticien Antonio Conte a précédemment renvoyé à ses études la jeune classe de la Belgique (2-0). Un succès suffit aux Italiens pour rejoindre les 8e de finale de ce premier Euro à 24 équipes.

- Professionnels de la violence -

La Croatie, qui rencontre la République tchèque à Saint-Etienne (18h00), peut elle aussi se qualifier en cas de victoire. L'équipe à damiers compte dans ses rangs deux artistes avec Luka Modric (Real Madrid) et Ivan Rakitic (Barcelone) qui ont remporté dans leur club en Espagne les trois dernières Ligue des champions.

Parler de passements de jambes, de crochets, et de retournés acrobatiques permettrait d'évacuer un peu l'atmotsphère anxiogène qui enveloppe le tournoi, lancé le 10 juin et qui doit durer jusqu'au 10 juillet.

Jusqu'ici, ce sont plutôt les mots hooligans, rixes, CRS, gaz lacrymogènes, bouteilles de bières et arrestations qui ont fait les gros titres.

Les jugements en comparution immédiate jeudi à Marseille après les violences du week-end sur le Vieux-Port ont mis en lumière des pratiques de professionnels de la violence dans le sillage de certaines équipes.

En l'occurrence, il s'agit de trois Russes condamnés à des peines de prison ferme entre un et deux ans. Ils ont participé à ce que le tribunal correctionnel a qualifié de "chasse" aux supporters anglais sur la Canebière en marge d'Angleterre-Russie (1-1) samedi.

- Le bras de Pogba -

De leurs surnoms, tel "la Brique", à leurs déplacements en meute pour frapper et filmer leurs proies une fois à terre, le compte rendu de l'audience est terrifiant.

Ces échauffourées dans la cité phocéenne ont fait 35 blessés, majoritairement anglais, dont deux toujours très gravement atteints.

Et les qualificatifs des poursuites judiciaires sont lourds. Les enquêteurs examinent toujours les bandes de vidéosurveillance pour retrouver d'autres auteurs d'agressions dans le cadre d'une enquête pour tentatives d'assassinat.

L'Euro reste sous haute surveillance. "Tour de France – F... Euro-2016" annonce le T-shirt des hooligans russes du groupe "Orel Butchers" vus à Marseille ou lors d'incidents à Lille mardi.

Le tournoi est aussi parasité par des polémiques en tout genre. La dernière en date a touché l'équipe de France, qui venait de se qualifier pour les 8e de finale.

Paul Pogba a été filmé en train de faire un geste équivoque assimilé à un bras d'honneur lors du match contre l'Albanie mercredi (2-0). Le joueur de la Juventus a démenti "fermement", mais réseaux sociaux et plateaux TV ne parlent que de ça en France.

Avec AFP

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