Liens d'accessibilité

Euro-2016: Des quarts, des stars... et l'Islande


Cristiano Ronaldo

Cristiano Ronaldo

L'horloge de l'Euro-2016 tourne et les quarts de finale se profilent, de jeudi à dimanche : c'est l'heure de briller pour les stars encore présentes dans le tournoi, comme Cristiano Ronaldo, Gareth Bale, Antoine Griezmann ou ceux dont il faut apprendre le nom, comme l'Islandais Ragnar Sigurdsson.

Jusqu'au coup de tonnerre de l'élimination de l'Angleterre par l'Islande lundi (2-1), la plupart des cadors de l'Euro avaient passé sans trop d'encombre les premiers obstacles sur la route de la finale.

Mais à l'heure du "G8" européen, les sommités vont commencer à tomber comme des mouches: la Pologne de Robert Lewandowski défie le Portugal de Ronaldo; Bale et le pays de Galles affrontent la Belgique d'Eden Hazard; et l'Italie de Gianluigi Buffon espère s'offrir l'Allemagne des champions du monde Thomas Müller et Manuel Neuer après avoir déjà terrassé l'Espagne, double championne d'Europe en titre (2-0).

L'ultime affiche sera la plus surprenante: la France de Dimitri Payet et Paul Pogba devra éviter tout péché d'orgueil face à la valeureuse Islande pour espérer voir le dernier carré.

Car les demi-finales sont toutes proches. Et à l'heure où la nouvelle défaite de Lionel Messi en finale de la Copa America, dimanche, a peut-être plombé ses chances pour le Ballon d'Or 2016, les candidats à la succession de l'Argentin, cinq fois consacré, savent qu'il est temps de briller.

- Ronaldo ouvre le bal -

Le principal postulant, Cristiano Ronaldo, a déjà remporté trois fois le prestigieux trophée (2008, 2013, 2014). Vainqueur de la Ligue des champions en mai avec le Real Madrid, il sait qu'un premier grand titre international avec le Portugal le 10 juillet le mettrait sur orbite vers un quatrième Ballon d'Or.

Même peu inspiré depuis le début de l'Euro, "CR7" a inscrit un doublé contre la Hongrie (3-3) en phase de poules et a été impliqué sur le but victorieux contre la Croatie en huitièmes (1-0 a.p.). "J'aimerais bien que Ronaldo joue avec la Pologne, même dans sa forme actuelle", a d'ailleurs commenté cette semaine le gardien polonais Wojciech Szczesny.

Jeudi à Marseille (sud), la star portugaise ouvrira le bal des quarts face à l'avant-centre du Bayern Robert Lewandowski, qui peine encore à trouver la bonne carburation dans cet Euro (aucun but).

L'autre attaquant-vedette du Real Madrid, Gareth Bale, est davantage en forme. Il a porté les Gallois jusqu'en quarts et il compte ne pas s'arrêter là: avec trois buts depuis le début de l'Euro, le "Prince de Galles" pointe en tête du classement des buteurs, avec l'Espagnol Alvaro Morata, désormais hors-course, et le Français Griezmann.

Les Gallois, qui n'ont jamais fait mieux qu'un quart de Coupe du monde en 1958, peuvent décrocher une qualification historique en demi-finale de l'Euro vendredi à Lille (nord) contre la Belgique. Mais face aux "Dragons", les "Diables rouges" miseront sur leur milieu offensif Eden Hazard, héros du huitième face à la Hongrie (4-0). "En un quart de seconde, il peut détruire vos plans", a prévenu le sélectionneur gallois Chris Coleman.

- Griezmann face aux Islandais -

Samedi, Bordeaux (sud-ouest) s'offrira une affiche de prestige entre deux équipes quadruples championnes du monde: l'Allemagne, victorieuse du Mondial-2014, et l'Italie, généreuse et disciplinée avec pour principales têtes d'affiche ses défenseurs et son gardien "Gigi" Buffon.

Le choc s'annonce splendide entre la défense "BBC" (Barzagli-Bonucci-Chiellini) des "Azzurri" et l'armada allemande des Müller, Özil, Götze, Gomez, Kroos, Draxler...

"L'Allemagne est supérieure à toutes les équipes ici", a prévenu le sélectionneur italien Antonio Conte. Et pour les battre, il faudra selon lui "faire quelque chose d'extraordinaire".

Pour clore les quarts, une improbable affiche opposera dimanche au stade de France, dans la banlieue nord de Paris, la France à l'Islande, un pays de 330.000 habitants devenu la révélation du tournoi.

Côté Français, le milieu Paul Pogba n'est encore pas la star que le pays hôte attendait, mais Dimitri Payet puis Antoine Griezmann ont bien pris la lumière à sa place.

"Grizi" a donné sa pleine mesure en huitièmes avec un doublé renversant contre l'Irlande (2-1), digne de sa folle saison avec l'Atletico. Et un parcours sans-faute jusqu'en finale de l'Euro-2016 l'enverrait peut-être sur le podium du Ballon d'Or.

Après tout, son entraîneur à l'Atletico Diego Simeone ne l'a-t-il pas placé "parmi les trois meilleurs joueurs du monde"?

Avec AFP

XS
SM
MD
LG