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Euro-2016 - Allemagne-Pologne: Müller, Lewandowski, gâchettes muettes


L'équipe allemande.

L'équipe allemande.

C'est le deuxième match que Thomas Müller ne marque pas, mais Robert Lewandowski n'en à pas moins une fois de plus démontré qu'il était l'un des tous meilleurs à son poste. Jeu en remise, appels de balle, pressing agressif.

C'était l'un des duels au sommet de la phase de groupe de l'Euro-2016, entre deux "serial buteurs" partenaires en club, le Polonais Robert Lewandowski et l'Allemand Thomas Müller; et si aucun des deux n'a marqué dans un match sans but (0-0), le premier s'est montré beaucoup plus inspiré.

C'est le deuxième match qu'il ne marque pas, mais Robert Lewandowski n'en à pas moins une fois de plus démontré qu'il était l'un des tous meilleurs à son poste. Jeu en remise, appels de balle, pressing agressif... La défense allemande le craignait et ça se voyait, jeudi au Stade de France.

Il a vite marqué son territoire en venant surprendre un Mats Hummels quasi irréprochable pour son premier match dans la compétition, lui ravissant un ballon le long de la ligne de touche avant de filer au but (15e). Mais sa passe pour son compère offensif Arkadiusz Milik, buteur lors du match contre l'Irlande du Nord, a été bloquée par Jérôme Boateng, élu homme du match.

C'est encore le Munichois, coéquipier de Lewandowski en club, qui l'a privé d'un but tout fait en seconde période, se jetant à toute vitesse pour bloquer l'angle de tir à l'entrée de la surface, lors d'un temps fort polonais (59e). Les défenseurs champions du monde s'étaient déjà jeté comme des désespérés pour bloquer une première tentative, sur un service de Milik en première période (22e).

- Coup-franc rusé -

Et quand d'autres attaquants stars, comme le Portugais Cristiano Ronaldo, ont pu gâcher des occasions de but en privilégiant la solution individuelle, lui a su donner le ballon à ses coéquipiers, par exemple en décalant sur le côté gauche Kamil Grosicki qui offrait une balle de but en or, non convertie, à Milik. Ou en combinant avec ce dernier pour un coup franc rusé mais non cadré (57e).

Et comme il est aussi capitaine, c'est lui qui a demandé à son gardien de calmer le rythme lors d'un temps fort échevelé des Allemands, en seconde période.

De l'autre côté son homologue allemand, l'autoproclamé "joueur bizarre", ce fut plus compliqué. Thomas Müller a eu toutes les peines du monde à échapper à son cerbère attitré, le défenseur central Michal Pazdan. Rapide, bon dans l'anticipation, ce dernier lui a gratté des ballons (52e), l'en a privé d'autres (49e) et n'a laissé à son gardien que deux arrêts à effectuer, face à Götze (47e) et Özil (69e).

Déjà critiqué à l'issue du premier match, Müller, qui a tenté jusqu'au bout avec une reprise hasardeuse et non cadrée (78e), risque d'entendre de nouvelles remontrances à l'issue de ce match sans but. Même si son bilan comptable est au final aussi bon - ou mauvais -, que son compère munichois.

Avec AFP

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