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Etudiants et policiers s’affrontent sur le campus d'Abidjan


Manifestation d'étudiants à l'université Félix Houphouët-Boigny, 14 avril 2016.

Manifestation d'étudiants à l'université Félix Houphouët-Boigny, 14 avril 2016.

Des policiers ont dispersé à coup de gaz lacrymogène un rassemblement d’étudiants sur le campus de l'université Félix Houphouët-Boigny d'Abidjan, poussant ces derniers à répondre par des jets de pierre.

Des affrontements ont éclaté jeudi, sans faire de blessés, entre policiers et étudiants à l'université Félix Houphouët-Boigny d'Abidjan, a-t-on appris auprès de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d'Ivoire (Fesci).

Jeudi matin, "près d'un millier d'étudiants s'étaient rassemblés afin de préparer un meeting lorsqu'ils ont été dispersés à coup de gaz lacrymogène par des policiers", a indiqué à l'AFP le secrétaire général de la Fesci, Fulgence Assi.

Plusieurs dizaines de policiers dépêchés sur place à bord d'un bus ont alors dispersé ce rassemblement, selon des sources concordantes.

"La dispersion a provoqué un branle-bas général et une course-poursuite, les étudiants ont réagi en jetant des pierres", a poursuivi M. Assi, évoquant un "malentendu".

La Fesci, puissant et sulfureux syndicat proche de l'ex-président Laurent Gbagbo, est à l'origine de manifestations parfois violentes sur le campus d'Abidjan.

Créée en 1990 à l'avènement du multipartisme, la Fesci, vue comme une milice par ses plus farouches détracteurs, a souvent été accusée par les ONG nationales et internationales de violences à l'égard des opposants de M. Gbagbo, ainsi que de racket en milieu étudiant.

Le 14 avril, une manifestation d'étudiants avait secoué l'université Félix Houphouët-Boigny d'Abidjan, paralysant les cours pendant une semaine dans la plus importante institution du pays. Les étudiants protestaient contre une décision d'évacuer les résidences universitaires, dont la rénovation permettra d'accueillir les athlètes des Jeux de la Francophonie en 2017.

Avec AFP

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