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Obama pourrait nommer cette semaine le neuvième juge manquant à la Cour suprême des Etats-Unis


L'annonce d'un choix pour remplacer Antonin Scalia à la Cour suprême engagerait un redoutable bras de fer avec le Sénat à majorité républicaine, une confrontation qui inclura aussi des centaines de groupes d'intérêt.

Selon divers experts de la haute cour et de la Maison Blanche, le président américain, qui a lui-même mené le processus de sélection, a réduit à trois noms la liste des candidats envisagés pour le poste.

M. Obama devrait ensuite faire son choix final entre Merrick Garland, Sri Srinivasan et Paul Watford, trois magistrats à la carrière exemplaire, qui ont en commun de ne présenter pratiquement aucun angle d'attaque à leurs futurs détracteurs.

Selon la Constitution, les neuf magistrats de la plus haute instance judiciaire américaine sont nommés à vie par le président, le Sénat approuvant ou non ce choix. C'est donc à M. Obama de trouver un remplaçant au juge conservateur Antonin Scalia, décédé le 13 février à l'âge de 79 ans.

Mais les sénateurs républicains soutiennent que la nomination ultra-sensible doit revenir au successeur de M. Obama, qui sera investi le 20 janvier 2017. Ils martèlent qu'ils refuseront même d'entendre tout candidat du président, quelles que soient ses qualités.

En jeu se trouve l'inclination future de la Cour suprême, institution qui tranche les grands débats de société aux Etats-Unis. Y siègent en effet désormais quatre juges conservateurs et quatre juges progressistes. La droite américaine s'arc-boute contre un basculement progressiste.

Cette posture intransigeante est globalement peu appréciée par la population, mais les républicains font le pari que cela ne pèsera pas dans les urnes en cette année électorale.

Selon le dernier sondage réalisé par le Washington Post et ABC News, 63% des Américains estiment que le Sénat se doit d'organiser l'audition du magistrat que nommera le président, contre 32% qui pensent le contraire.

Le blocage apparaît toutefois inéluctable, les sénateurs républicains ayant ces dernières semaines cimenté leur bloc du refus. Leurs responsables, reçus à la Maison Blanche, n'ont accordé aucune concession.

Avec AFP

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