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Deux militaires congolais tués dans l'Est de la RDC


Des Casques-bleus de la mission de stabilisation des Nations unies en République démocratique du Congo sont assis à l'arrière d'une camionnette à Beni, Nord-Kivu, RDC, 23 octobre 2014.

Des Casques-bleus de la mission de stabilisation des Nations unies en République démocratique du Congo sont assis à l'arrière d'une camionnette à Beni, Nord-Kivu, RDC, 23 octobre 2014.

Les rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées ont tué deux soldats congolais dans une embuscade à Opira, à une soixantaine de kilomètres au nord de Beni, la grande ville du nord de la province du Nord-Kivu, rapporte le porte-parole de l’opération "Sokola 1" des FARDC.

Selon le porte-parole, lieutenant Mak Hazukay joint par téléphone à Goma, "deux morts et quatre blessés" ont été enregistrés dans les rangs de l'armée.

L'officier n'a donné aucune indication sur d'éventuelles pertes parmi les assaillants.

Rebelles musulmans installés dans l'est de la RDC depuis 1995, les ADF sont opposés au président ougandais Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1986 et réélu facilement en février.

La Mission de l'ONU en RDC (Monusco) et le gouvernement congolais les tiennent pour responsables d'une série de massacres ayant coûté la vie à plus de 550 civils dans la région de Beni depuis octobre 2014.

Le Groupe d'étude sur le Congo (GEC) juge sévèrement ces accusations officielles.

Dans un rapport publié en mars, ce centre de recherche de l'Université de New York (NYU) écrit que la violence dans cette zone du territoire congolais est particulièrement complexe, et demande aux autorités de mener une enquête approfondie sur ces meurtres de masse.

Selon le GEC, les rebelles des ADF portent effectivement une part très importante de responsabilité dans ces tueries, mais ils ne seraient pas les seuls en cause : des soldats de l'armée régulière, des membres d'une ancienne milice ayant tenue la région pendant la deuxième guerre du Congo (1998-2003) et des éléments d'autres groupes armés locaux seraient impliqués.

Kinshasa, qui présente les ADF comme une émanation de l'internationale jihadiste - ce dont doutent plusieurs experts-, a rejeté les conclusions du GEC.

Jeudi, le directeur et fondateur du GEC, Jason Stearns, a été expulsé de RDC, officiellement pour défaut de visa, mais pour le GEC, ce refoulement est lié à ses travaux sur Beni.

Dans un communiqué publié mardi, l'ambassade des États-Unis en RDC déclare être "profondément troublée" par cette expulsion d'un "chercheur de renom" et la juge "regrettable".

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