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Pour Zidane, le plus dur commence au Real Madrid


Zinedine Zidane, Santiago Bernabeu, Madrid, 4 mai 2016.

Zinedine Zidane, Santiago Bernabeu, Madrid, 4 mai 2016.

Sacré champion d'Europe six mois à peine après son arrivée sur le banc du Real Madrid, Zinédine Zidane va devoir confirmer ses débuts en fanfare comme entraîneur, histoire de ne pas esquinter l'immense cote de popularité dont il jouit.

Difficile de faire mieux. Sacré champion d'Europe six mois à peine après son arrivée sur le banc du Real Madrid, Zinédine Zidane va devoir confirmer ses débuts en fanfare comme entraîneur, histoire de ne pas esquinter l'immense cote de popularité dont il jouit.

Pour le président du Real Madrid Florentino Pérez, c'est simple: 'Zizou' "a changé l'histoire récente" de son club. Joueur entre 2001 et 2006, entraîneur adjoint puis entraîneur N.1 à partir de janvier dernier, il "symbolise les valeurs du +madridisme+ comme le respect, l'humilité, le talent", s'était extasié le président du club après la conquête de la 11e Ligue des Champions de son histoire, au printemps face à l'Atletico Madrid.

Et puis, cela ne gâte rien, le Français de 44 ans a, trois fois, ramené une Ligue des Champions, comme joueur en 2002 en inscrivant au passage l'un des plus beaux buts de l'histoire de la compétition reine en finale, comme adjoint de Carlo Ancelotti en 2014 puis dans la peau du N.1 en 2016.

De quoi se forger une statue de commandeur difficile à déboulonner dans le coeur des supporters 'merengue', comme dans celui de son président. "Le mérite de Zidane, c'est qu'il a été capable d'unir (les joueurs), de créer une harmonie", disait encore Pérez au printemps dernier, dans une interview au quotidien Marca. "J'écoutais les joueurs parler de famille, de frères. Ca, c'est le mérite de Zidane."

Mais même le plus Galactique des entraîneurs est soumis à une exigence absolue de résultats au Real Madrid, et va donc devoir faire au moins aussi bien pour entretenir la flamme. Avant le coup d'envoi de la Liga, qui commence pour le Real dimanche face à la Real Sociedad, 'Zizou' a déjà conquis un premier trophée, la Supercoupe d'Europe, le 10 août face au Séville FC.

Pas qu'un 'gestionnaire d'ego'

Pas un mauvais résultat malgré les difficultés dans le jeu, puisque le Real évoluait sans ses deux vainqueurs de l'Euro-2016 avec le Portugal, le défenseur central Pepe et bien sûr la star Cristiano Ronaldo - qui multiplie les éloges à propos de son entraîneur. Mais si ce premier succès est suffisant pour bien lancer la saison, il ne comblera certainement pas président et supporters.

Pour ce faire, il faudra encore briller en coupe d'Europe, dont le tirage au sort de la phase de groupes a lieu jeudi prochain à Monaco, ou au moins faire mieux que le rival barcelonais en Liga.

Par rapport au Barça justement, qui a lui aussi remporté un premier trophée mercredi en battant Séville en Supercoupe d'Espagne, le Real s'est peu renforcé cet été. Avec le départ de Jesé parti au Paris SG, les Madrilènes n'ont enregistré que les retours de Marco Asensio, étincelant en Supercoupe d'Europe, et d'Alvaro Morata, qui évoluait à la Juventus Turin la saison dernière mais sur lequel le Real disposait d'une avantageuse clause de rachat.

Cela n'a pas empêché l'entraîneur français, pourtant surtout connu pour ses talents de communiquant diplomate, de faire preuve de fermeté en entrouvrant, selon le quotidien Marca, la porte à un départ du Colombien James Rodriguez cet été, malgré son statut de "chouchou" du président. Un choix fort qui montre qu'il n'est pas qu'un "gestionnaire d'ego" dans un vestiaire qui n'en manque pas. Mais qui pourrait aussi se retourner contre lui en cas de mauvais résultats.

Avec AFP

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