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La 26 journee de la Liga


L’entraîneur Luis Enrique du FC Barcelone, lors d’ une conférence de presse, EPAepa / Garcia Quique

Avec l'annonce du départ prochain de Luis Enrique, le FC Barcelone espère faire honneur à son entraîneur en gardant la tête du Championnat d'Espagne, samedi lors de la 26e journée, qui s'annonce très émouvante pour le Real Madrid après le décès de Raymond Kopa.

L'officialisation du départ de Luis Enrique en fin de saison a subitement allégé l'atmosphère autour du Barça. Et toute la Catalogne espère que cette annonce surprise remobilise l'équipe autour d'un objectif commun: offrir à l'entraîneur asturien une sortie digne de son excellent bilan.

En deux ans et demi, le technicien a remporté huit trophées sur dix possibles et il garde, sur le papier, trois autres possibilités de titre d'ici juin.

Son Barça, premier de Liga depuis mercredi (57 pts), disputera fin mai la finale de Coupe du Roi contre Alaves. Et l'équipe compte bien jouer son va-tout mercredi prochain en huitièmes de finale retour de Ligue des champions face au Paris SG.

Evidemment, le score du match aller semble presque insurmontable (défaite 4-0 au Parc des Princes) mais l'électrochoc déclenché par Luis Enrique aiguillonera peut-être les Barcelonais au Camp Nou.

"Nous voulons continuer sur cette belle dynamique de victoires et arriver dans les meilleures conditions au match contre le PSG", a prévenu le technicien vendredi avant de recevoir samedi soir Vigo, son ancien club.

L'occasion pour les Catalans de confirmer le renouveau observé contre Gijon mercredi (6-1). L'occasion aussi pour le trio offensif "MSN" d'affûter ses armes avant Paris: Lionel Messi est le meilleur buteur de Liga avec 21 buts, devant Luis Suarez (19).

Désormais deuxième de Liga, le Real Madrid (2e, 56 pts) prépare lui aussi un grand rendez-vous européen en début de semaine prochaine avec son déplacement mardi à Naples, vaincu 3-1 à l'aller au stade Bernabeu.

Mais les Madrilènes auront peut-être la tête ailleurs samedi à Eibar après l'annonce vendredi du décès de Raymond Kopa, figure du grand Real des années 1950. Français, Ballon d'Or et icône merengue, comme un certain Zinédine Zidane.

"C'est quelqu'un qui nous a montré la voie. Non seulement avec Madrid mais aussi avec l'équipe de France", a résumé l'entraîneur français du Real en conférence de presse.

En dépit de ce deuil, la vie continue et la Liga aussi, une compétition où le club merengue vient de prendre seulement quatre points sur neuf possibles. Et même s'il garde un match en retard à jouer à Vigo, le Real semble vivre une crise de résultats et a malencontreusement remis le Barça dans le jeu pour le titre.

"Le mot crise n'existe pas en football. Tous les trois jours on joue et on a la possibilité de mieux faire les choses", a dédramatisé Zidane.

Certes, ses joueurs ont montré du caractère en comblant un retard de deux buts à Villarreal (3-2) ou contre Las Palmas (3-3).

Mais Cristiano Ronaldo (18 buts en Liga) s'est entraîné à part vendredi et il devrait a priori être forfait à Eibar, tandis que Gareth Bale, qui a écopé de deux matches de suspension, manquera à l'appel.

. Simeone doit remobiliser

A la peine en Championnat d'Espagne, l'Atletico Madrid est loin de ses performances récentes dans cette compétition: le club champion d'Espagne 2014 compte déjà 11 points de retard sur la première place.

Jeudi soir, l'équipe de l'entraîneur Diego Simeone s'est contentée du minimum à La Corogne (1-1). Et ce match nul a été éclipsé par une grosse frayeur autour de l'attaquant Fernando Torres, victime d'un traumatisme crânien mais heureusement sorti de l'hôpital vendredi matin.

Bref, Simeone doit remobiliser ses hommes dimanche contre Valence sous peine de voir s'échapper la quatrième place, la dernière qualificative pour la Ligue des champions.

Et pour le club finaliste de la C1 en 2014 et 2016, ne pas se qualifier l'année du déménagement dans son nouveau stade Metropolitano serait un grave échec...

Avec AFP

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