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Espagne/32e journée: le Real déroule, la tête déjà à Wolfsburg


Les joueurs du Real Madrid joueurs célèbrent après le deuxième but de l’équipe marqué par Cristiano Ronaldo, lors d'un match de football de La Liga espagnole entre Barcelone et le Real Madrid, surnommé «el clasico», au stade Camp Nou à Barcelone, Espagne, 2 avril, 2016 . (AP photo / Manu Fernandez)

Les joueurs du Real Madrid joueurs célèbrent après le deuxième but de l’équipe marqué par Cristiano Ronaldo, lors d'un match de football de La Liga espagnole entre Barcelone et le Real Madrid, surnommé «el clasico», au stade Camp Nou à Barcelone, Espagne, 2 avril, 2016 . (AP photo / Manu Fernandez)

Une large victoire mais la tête ailleurs: le Real Madrid de Zinédine Zidane a expédié Eibar (4-0) samedi en Championnat d'Espagne avec déjà l'envie d'en découdre mardi contre Wolfsburg en quart de finale retour de Ligue des champions après son fiasco à l'aller (2-0).

A domicile, l'équipe bis alignée par l'entraîneur français n'a fait qu'une bouchée du club basque pour la 32e journée de Liga: coup franc direct de James Rodriguez (5e), 30e but de Cristiano Ronaldo en Liga cette saison (19e), et deux passes décisives du Portugais pour Lucas Vazquez (18e) et Jesé (39e).

Au classement, le Real (2e, 72 pts) revient provisoirement à quatre longueurs du FC Barcelone, leader (76 pts), en déplacement samedi soir sur le terrain de la Real Sociedad (18h30 GMT). L'Atletico Madrid (70 pts) devra pour sa part gagner contre l'Espanyol Barcelone (16h15 GMT) s'il veut récupérer la deuxième place, chipée par la "Maison blanche".

Au stade Santiago-Bernabeu, le Real menait déjà 3-0 au bout de 20 minutes mais là n'était pas l'essentiel pour Zidane et ses hommes. Le Français avait d'ailleurs titularisé une équipe très remaniée, laissant au repos des cadres comme Gareth Bale, Luka Modric, Keylor Navas ou Marcelo, et effectuant huit changements par rapport à l'équipe vaincue mercredi à Wolfsburg.

L'entraîneur français avait prévenu vendredi: c'est mardi soir que les Madrilènes joueront leur saison, car la conquête de la "Undecima", la 11e C1 de l'histoire du club, reste l'unique manière pour le Real d'éviter une deuxième année consécutive sans titre majeur.

Ronaldo montre la voie

D'où une atmosphère étrange samedi après-midi au stade Bernabeu, comme un air de veillée d'armes. En témoigne ce chant entonné par le public en cours de rencontre: "Mardi, donnez-vous à fond !"

Bref, focalisé uniquement sur l'objectif d'une "remontada" contre Wolfsburg, le Real a fait ce qu'il avait à faire: se rassurer et s'assurer du soutien du public avant ce match crucial.

Dès la 5e minute, James Rodriguez avait expédié dans le petit filet opposé un coup franc que Ronaldo lui avait laissé frapper. Une bonne manière de se remettre d'aplomb pour le milieu colombien, pas épargné par les critiques cette saison en raison d'un rendement trop irrégulier.

Ronaldo, lui, a montré son visage le plus altruiste, symbole peut-être de l'union sacrée prônée par Zidane ces derniers jours.

Ses deux offrandes pour Lucas Vazquez (18e) et Jesé (39e) ont mis le Real sur la voie du succès et il a inscrit au passage son 30e but dans cette Liga (19e), continuant de faire la course en tête du classement des buteurs.

Certes, le triple Ballon d'Or portugais a aussi eu un déchet inhabituel dans la finition (9e, 13e, 48e, 74e...) mais il a montré la voie au Real en vue du nécessaire exploit attendu contre Wolfsburg. Et le latéral brésilien Danilo, sifflé samedi à son entrée en jeu après avoir sombré en Allemagne, est passé tout près de clore la marque pour se racheter (89e).

Les Madrilènes connaissent l'ampleur du défi qui les attend: un tel score de 4-0 mardi les qualifierait pour les demi-finales de la C1. Mais tout relâchement défensif, comme lorsqu'Eibar a trouvé les montants de la cage madrilène (79e), se paiera très, très cher face aux Allemands.

Avec AFP

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