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Erdogan veut une "zone de sécurité" dans le nord de la Syrie


Familles victimes du conflit armé à Kobane, ville frontalière avec la Turquie, Syrie, 26 juin 2016.

Familles victimes du conflit armé à Kobane, ville frontalière avec la Turquie, Syrie, 26 juin 2016.

La Turquie cherche à établir une "zone de sécurité" pour permettre aux déplacés du conflit syrien de s'y installer, a indiqué le président Recep Tayyip Erdogan.

"Notre objectif, ici, c'est (d'établir) une zone de 4.000 ou 5.000 km2 nettoyée des terroristes, d'en faire une zone de sécurité", a déclaré M. Erdogan lors d'une allocution retransmise à la télévision de Bahreïn où il est en déplacement.

Pour sanctuariser une telle zone, il "faut aussi une zone d'exclusion aérienne", a déclaré le chef de l'Etat turc.

Ankara, qui parraine avec Moscou et Téhéran un accord pour consolider le cessez-le-feu en Syrie, soutient avec ferveur la création d'une telle zone qui pourrait absorber une partie des quelque 2,7 millions de Syriens ayant trouvé refuge en Turquie.

Le nouveau président des Etats-Unis, Donald Trump, a lui aussi évoqué le mois dernier un projet de création de "zones de sécurité" en Syrie, sans fournir de détails.

La Turquie a lancé, en août, une opération terrestre d'envergure dans le nord de la Syrie, visant à la fois le groupe Etat islamique, mais aussi les milices kurdes YPG, soutenues par Washington contre les jihadiste mais qualifiées de "terroristes" par Ankara.

Après avoir aidé les rebelles à chasser l'EI de plusieurs localités, Ankara a dirigé ses forces vers Al-Bab dans la région d'Alep où l'armée turque a essuyé de lourdes pertes ces dernières semaines.

Après la prise d'Al-Bab, qui n'est "plus qu'une question de temps", la Turquie pourrait participer à une opération visant à chasser l'EI de sa "capitale" autoproclamée en Syrie, Raqa, a répété lundi M. Erdogan.

Mais Ankara s'est jusqu'ici opposé à une éventuelle participation des milices kurdes à une telle opération.

Le conflit syrien a fait plus de 310.000 morts et des millions de réfugiés depuis 2011.

Avec AFP

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