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Erdogan de retour à Ankara pour présider un conseil de sécurité


Des soutiens du gouvernement portent les drapeaux et chantent des slogans lors d'une manifestation sur la place Taksim, à Istanbul, Turquie, le 19 juillet 2016.

Des soutiens du gouvernement portent les drapeaux et chantent des slogans lors d'une manifestation sur la place Taksim, à Istanbul, Turquie, le 19 juillet 2016.

Le chef de l'Etat turc Recep Tayyip Erdogan devait présider mercredi un conseil de sécurité nationale et un conseil des ministres à Ankara, où il est rentré pour la première fois depuis le putsch avorté.

M. Erdogan avait dit lundi à Istanbul qu'une "décision importante" serait annoncée après le conseil de sécurité, sans préciser laquelle.

Ces deux réunions interviennent alors que l'étendue des purges post-coup ne cesse de s'accroître, suscitant l'inquiétude en Occident.

Le Conseil de l'enseignement supérieur (YÖK) a interdit jusqu'à nouvel ordre toutes les missions à l'étranger pour les universitaires, a rapporté mercredi l'agence de presse progouvernementale Anadolu, cinq jours après le putsch avorté.

Le YÖK demande par ailleurs que la situation des universitaires se trouvant actuellement à l'étranger soit examinée et qu'ils soient rappelés en Turquie dans les plus brefs délais, sauf "nécessité impérieuse", selon Anadolu.

M. Erdogan, qui se trouvait dans la station balnéaire de Marmaris (sud-ouest) au moment où la tentative de coup d'Etat a débuté vendredi soir, était précipitamment rentré à Istanbul où il était depuis resté.

Il a affirmé qu'à 15 minutes près il aurait pu être tué par les mutins s'il n'avait pas été exfiltré. Cette tentative de renversement est la plus grave atteinte à son règne de 13 années sur la vie politique turque.

Un responsable turc a indiqué à l'AFP que le président était arrivé à Ankara mardi soir, où il a reçu, pour la première fois depuis le coup raté, un dirigeant étranger pour une réunion bilatérale, le Premier ministre géorgien Guiorgui Kvirikachvili.

M. Erdogan doit diriger au palais présidentiel à partir de 09H00 GMT un conseil de sécurité nationale, qui est composé de hauts responsables militaires et de ministres.

Le chef de l'Etat turc doit ensuite présider une réunion du gouvernement, également au palais présidentiel, dont les abords ont été bombardés pendant la tentative de putsch.

Mardi, les autorités ont suspendu 15.200 employés du ministère de l'Education soupçonnés d'être liés au prédicateur Fethullah Gülen, accusé par le gouvernement d'être l'instigateur du putsch mais qui a formellement démenti toute implication.

Environ 9.300 personnes ont par ailleurs été placées en garde à vue, dont des policiers, des juges et plus de 100 généraux et amiraux.

Avec AFP

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