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Guinée équatoriale : le gouvernement justifie l’exécution de quatre personnes condamnées pour complot


Le président Obiang Nguema Mbasogo

Le président Obiang Nguema Mbasogo

Les quatre anciens officiers de l’armée ont été condamnés à mort le 21 aout dernier par un tribunal militaire. Ils ont été immédiatement exécutés du fait du danger imminent qu’ils constituaient pour le président Obiang NGuema, sa famille et le gouvernement, précise une déclaration écrite du chef de l’Etat équato-guinéen.

La Guinée équatoriale défend l’exécution, à l’issue d’un procès expéditif, quatre personnes jugées coupables de tentative d’assassinat du président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo.

Les quatre anciens officiers de l’armée ont été condamnés à mort le 21 aout dernier par un tribunal militaire. Ils ont été immédiatement exécutés du fait du danger imminent qu’ils constituaient pour le président Obiang NGuema, sa famille et le gouvernement, précise une déclaration écrite du chef de l’Etat équato-guinéen.

Amnistie internationale affirme que des aveux leur avaient été arrachés par la force après qu’ils eurent été enlevés au Bénin. D’autres organisations de défense des droits humains dénoncent la célérité du procès.

Pour sa part, l’ambassadeur de Guinée équatoriale à l’Onu, Anatolio Ndong Mba, assure que les quatre hommes étaient revenus en Guinée équatoriale de leur propre chef en projetant de renverser le gouvernement.

« Certains disent que ces gens ont été enlevés au Bénin. Vous entendrez qu’ils étaient originaires du Nigeria, ou qu’ils habitaient au Cameroun ? Mais où étaient-ils au jute ? Au cameroun, au Nigeria, au Bénin ? Et parce qu’ils étaient revenus en Guinée équatoriale pour perpétrer d’autres actes, ils ont été capturés et jugés », a déclaré l’ambassadeur équato-guinéen à l’ONU.

Exploitation pétrolière en Guinée équatoriale

Exploitation pétrolière en Guinée équatoriale

L’exécution des quatre anciens militaires intervient alors que le gouvernement équato-guinéen tente de changer son image de régime corrompu et répressif. Le président Obiang Nguema dirige d’une main de fer son pays pétrolier depuis son coup d’Etat de 1979.

Un quart de la population vit en exil. Les leaders l’opposition réfugiés à Madrid ont publié une déclaration pour dénoncer la décision du tribunal militaire de refuser toute possibilité d’appel aux quatre condamnés.

De son côté, l’administration Obama a dit qu’elle respecte le droit de la Guinée équatoriale de défendre sa sécurité nationale mais estime que le récent procès ne répondait pas aux garanties minimales de droits humains. La Guinée équatoriale doit s’engager à promouvoir les droits prévus par sa propre constitution et à respecter ses obligations découlant du droit international humanitaire, a dit P.J. Crowley, porte-parole du département d’Etat américain.

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