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Enquête conjointe ONU-Dar es Salam sur les abus sexuels des Casques bleus en RDC


Des soldats du contingent tanzanien de la Mission des Nations unies en RDC, déployés pres de Goma. (Archives)

Des soldats du contingent tanzanien de la Mission des Nations unies en RDC, déployés pres de Goma. (Archives)

Des investigateurs tanzaniens sont arrivés en RDC où une enquête de la Mission onusienne est a été ouverte sur des actes d'exploitations et d'abus sexuels impliquant des éléments du contingent tanzanien de la brigade d'intervention onusienne basée à Mavivi dans le territoire de Beni, indique Maman Sambo Sidikou, représentant spécial du secrétaire général de l'ONU en RDC et chef de la Monusco.

Selon M. Sidikou, l'ONU et la Tanzanie ont ouvert une "enquête conjointe" contre des Casques bleus de la brigade d'intervention soupçonnés d'abus sexuels y compris sur des filles mineures dans l'est de la République démocratique du Congo.

"La Tanzanie (...) a envoyé [une] équipe d'enquêteurs [et] nous menons une enquête conjointe" sur ces allégations d'atteintes et d'exploitations sexuelles, a-t-il indiqué.

Le 12 avril, la Monusco avait déclaré avoir ouvert une enquête pour "inconduite" en lien avec ces allégations révélées, selon elle, le 23 mars.

"Ces enquêtes menées par un équipe pluridisciplinaire se poursuivent, toutes les dispositions ont été prises en vue d'une bonne protection des victimes composées dans leur majorité des filles mineures", a précisé M. Sidikou, qualifiant de "choquants" des actes qui, à ses yeux, sont une "honte pour les Nations unies [et] pour les troupes dont les soldats sont impliqués."

"A la date d'aujourd'hui, 18 cas ont été rapportés" visant 1 soldat malawite, 1 sud-africain et 16 tanzaniens, a détaillé M. Sidikou.

Concernant des Casques bleus tanzaniens, a-t-il dit, 11 cas rapportés concernent les éléments du contingent précédent qui était en place jusqu'à juillet 2015 tandis que les 5 autres concernent le contingent qui est actuellement sur place depuis septembre 2015.

"Tous ces cas sont soient des présumés cas des grossesses ou de paternité des enfants déjà nés, et 8 des victimes se sont avérées être des mineures", a indiqué M. Sidikou, souhaitant que "rapidement les sanctions soient prises" contre les auteurs de ces crimes, et que soit assuré l'assistance psychosociale, médicale et "que les victimes, y compris les enfants, ne soient pas oubliés".

Ces enquêtes se déroulent en RDC au moment où se tient à Kinshasa le procès des 21 soldats congolais, anciens du contingent congolais de la Mission de stabilisation des Nations unies en Centrafrique (Minusca), accusés de viols ou tentatives de viols sur des civils centrafricains.

Avec AFP

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