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En Turquie, la contestation ne faiblit pas


Manifestation sur la place Taksim square à Istanbul,

Manifestation sur la place Taksim square à Istanbul,

Le Premier ministre estime que l’opposition veut lui faire payer l'amertume qu’elle ressent après avoir perdu élections. Les manifestants dénoncent son style autocratique.

En Turquie, la contestation ne faiblit pas, et les syndicats se joignent au mouvement de protestation à Istanbul et Ankara. De retour dans son pays après une tournée dans le Maghreb, le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a dit que son gouvernement poursuivra son programme controversé de rénovation urbaine dans le centre d'Istanbul, près de la place Taksim, en dépit des protestations anti-gouvernementales, l’opposition au projet restant vive.

Lors d'une conférence de presse en Tunisie jeudi M. Erdogan a déclaré que « des groupes terroristes » ont été impliqués dans les manifestations, et que sept étrangers figuraient parmi les manifestants interpellés.

A l'issue d'une rencontre avec le vice-Premier ministre, des représentants de la contestation ont exigé du gouvernement le renvoi des chefs de la police de plusieurs grandes villes, dont Istanbul et Ankara. Ils ont aussi exigé la remise en liberté des personnes interpellées, l'abandon du projet d'aménagement à l'origine de la révolte, l'interdiction des gaz lacrymogènes et un meilleur respect de la liberté d'expression dans le pays. Certains réclament également la démission de M. Erdogan, qui ne semble pas disposé de son côté à accéder à toutes ces demandes. Les critiques lui reprochent de gouverner de manière autoritaire et d’imposer ses vues islamiques sur une nation laïque.

Le Premier ministre estime lui faire les frais de l'amertume ressentie par l’opposition après avoir perdu les élections. Il insiste sur le fait que les manifestants n'ont pas le soutien de la majorité des Turcs.
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