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En 2015, 2.100 armes chargées saisies dans les aéroports américains


Kayla Brown porte à la ceinture son arme, Spring, Texas, 4 janvier 2016.

Kayla Brown porte à la ceinture son arme, Spring, Texas, 4 janvier 2016.

Les agents de sécurité des aéroports américains ont saisi ces armes à feu dans des bagages à main de passagers, a indiqué le secrétaire américain à la Sécurité intérieure Jeh Johnson.

Les employés de l'Agence fédérale de sécurité dans les transports (TSA), qui ont contrôlé 695 millions de passagers au total, "ont saisi un nombre record de 2.500 armes à feu dans des bagages à main, dont 84% étaient chargées", a indiqué M. Johnson, qui présentait son "état annuel de la sécurité intérieure".

En 2014, le nombre d'armes saisies, chargées ou non, était de 2.200, selon les chiffres de la TSA.

La TSA avait été secouée au printemps dernier par un rapport au vitriol de l'inspection générale américaine pointant ses défaillances matière de contrôle. Selon ce rapport, dans 99% des cas, les agents chargés du contrôle des passagers n'ont pas réussi à détecter des explosifs et, plus généralement, le taux d'échec aux points de contrôle était de 96%.

Un nouveau directeur, Peter Neffenger, avait été nommé à la TSA après cette affaire et avait mis en place une série de mesures pour remédier à la situation.

Jeh Johnson a notamment souligné la difficulté de lutter contre le terrorisme "d'inspiration" pratiqué par le groupe Etat islamique, consistant via internet à convaincre des individus de passer à l'action violente, mais sans avoir de rapports directs avec eux.

"Par nature, ces attaques terroristes inspirées sont plus difficiles à détecter (...), peuvent se produire avec peu ou pas de signe avant-coureur", a-t-il expliqué.

L'administration fédérale et en particulier le FBI a renforcé ses liens avec les polices locales et d'Etat pour faire face à cette menace.

L'administration fédérale a dépensé 2 milliards de dollars en 2015 pour aider les autorités locales dans ce domaine. Elle finance notamment des exercices de préparation des policiers et pompiers aux scénarios de tireurs surgissant sur un lieu de travail ou autre, pour accélérer la réponse des services de secours, a expliqué M. Johnson.

Face à la menace, les Etats-Unis cherchent aussi à mieux filtrer les accès à leur territoire. Le durcissement des conditions pour l'entrée sans visa en 2014 (réservée à 38 pays alliés des Etats-Unis, dont la France) a conduit à recaler 3.000 personnes supplémentaires en 2015, a indiqué M. Johnson.

Et ces chiffres vont augmenter, puisqu'un nouveau durcissement, voté par le Congrès après les attaques du 13 novembre à Paris, est en cours de mise en application, a rappelé M. Johnson.

L'administration américaine s'autorise désormais à fouiller les réseaux sociaux pour collecter des informations sur les Syriens demandant des visas de réfugiés.

"Et j'ai décidé que nous devions pousser encore plus loin" l'utilisation de ces réseaux sociaux, a indiqué M. Johnson. Ceux-ci sont déjà utilisés dans "33 domaines opérationnels ou d'enquête" du ministère de la Sécurité intérieure, a-t-il dit.

Avec AFP

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