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Elections des hauts conseillers des collectivités territoriales au Sénégal: large victoire de la coalition présidentielle


Macky Sall - Sommet du G20, Hangzhou, Chine, le 4 septembre 2016. (Etienne Oliveau/Pool Photo via AP)

Macky Sall - Sommet du G20, Hangzhou, Chine, le 4 septembre 2016. (Etienne Oliveau/Pool Photo via AP)

La coalition réunie autour du parti du président sénégalais Macky Sall a remporté 68 des 80 sièges en jeu aux élections du Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT), nouvelle institution issue d'une révision constitutionnelle en mars, selon les résultats officiels publiés mercredi.

Le HCCT comprend 150 membres, dont 70 sont nommés par le président de la République et 80 élus au suffrage indirect.

Pour cette première élection, un peu plus de 27.000 conseillers municipaux et départementaux avaient été appelés aux urnes le 4 septembre.

La coalition "Benno Bokk Yaakaar (BBY - "Ensemble pour le même espoir" en langue wolof) a obtenu 68 sièges, selon les résultats communiqués par la Cour d'appel de Dakar et rapportés par les médias, dont l'Agence de presse sénégalaise (APS, officielle) et la radio privée RFM.

Ces 68 sièges électifs représentent 37 départements sur les 45 que compte le Sénégal.

BBY perd cependant dans le département de Dakar, important bassin électoral dont les trois sièges ont été enlevés par la coalition "And Taxawu Dakar" ("Défendons ensemble Dakar", en wolof), dissidente de BBY, menée par le maire socialiste de la capitale, Khalifa Sall.

Les neuf sièges restants se partagent entre divers mouvements et partis politiques d'opposition.

Le taux de participation a été de 84,83%. Ces résultats sont provisoires. Ils seront déclarés définitifs après examen d'éventuels recours.

Bien que ce scrutin indirect ait suscité peu d'intérêt au sein de la population, il faisait figure de répétition générale pour les partis et coalitions en vue des législatives prévues en 2017.

En vertu de la Constitution révisée par référendum le 20 mars, le HCCT reçoit et examine les rapports sur le contrôle de légalité des collectivités territoriales et élabore un rapport annuel destiné au chef de l'Etat.

La révision constitutionnelle proposée par M. Sall comportait 15 points, dont une réduction du mandat présidentiel de sept à cinq ans. Elle portait également sur le renforcement des droits des citoyens et de l'opposition, ainsi que des pouvoirs législatif et judiciaire. Le oui l'a emporté avec 62,71% des voix, un scrutin marqué par une participation de 38%.

Avec AFP

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