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Elections de mi-mandat ce mardi aux Etats-Unis


Les Américains votent pour renouveler les 435 sièges de la Chambre des représentants et 36 de ceux du Sénat (VOA)

Les Américains votent pour renouveler les 435 sièges de la Chambre des représentants et 36 de ceux du Sénat (VOA)

Pour le président Barack Obama, l’enjeu est considérable, puisque ses deux dernières années à la Maison-Blanche pourraient être affectées par le score des républicains.

Les Américains se rendent aux urnes mardi pour renouveler tous les 435 sièges de la Chambre des représentants et 36 de ceux du Sénat. Trente-six des 50 postes de gouverneur d’Etat sont également en jeu.

Pour le président Barack Obama, l’enjeu est considérable, puisque ses deux dernières années à la Maison-Blanche pourraient être affectées par le score des républicains dans les deux chambres du Congrès.

La plupart des analystes prédisent que les républicains élargiront leur majorité à la Chambre des représentants, et ont une excellente chance de reprendre le Sénat. Il leur faut un gain net de six sièges à la Chambre haute, que contrôlent actuellement les démocrates. Une certaine morosité règne à travers le pays, note les observateurs, et de sérieux soucis sécuritaires persisten aux Etats-Unis et à l’étranger.

Selon les sondages, les électeurs ne sont pas contents du président et de la direction qu’emprunte le pays.

« Je dirais qu’à la base de toute autre chose qui pourrait préoccuper les Américains cette année, il y a surtout l’économie et les emplois disponibles », déclare Frank Newport de l’institut de sondage Gallup.

Pour le président Obama, qui a encore deux ans à passer à la Maison-Blanche, l’enjeu de ces élections de mi-mandat est de taille. Il a exhorté les démocrates à ignorer les oiseaux de mauvais augure, et surtout, à aller voter.

« Le cynisme n’a amené personne sur la Lune. Le cynisme n’a jamais mis fin à une guerre. Il n’a jamais guéri une maladie. Il n’a jamais fait prospérer une entreprise. Il n’a jamais nourri un jeune cerveau. Le cynisme est un choix, mais l’espoir est un meilleur choix encore », s’est écrié M. Obama.

Mais l’histoire n’est pas de son côté. Le deuxième mandat d’un président est souvent marqué par des pertes de sièges au Congrès pour son parti. Et dans le cas de M. Obama, sa cote de popularité est faible. Ce qui n’aide pas beaucoup les candidats démocrates à travers le pays.

Des républicains comme Mike Duncan, un ancien président du comité national de son parti, font preuve d’un optimisme prudent quant à une reconquête du Sénat. « Ces élections, particulièrement au Sénat, sont très locales. Et nous avons cette fois-ci de bons candidats. Je pense que nous avons effectivement le vent en poupe. Mais ce n’est pas terminé », dit-il.

M. Duncan n’est donc pas prêt à vendre la peau de l’ours. Selon lui, les républicains font cependant de leur mieux pour faire de ces élections un référendum national sur le président Obama et ses politiques. « Eh bien, je crois que le gros titre, c’est que le pays tourne le dos au président Obama. Nous ramenons le pays au centre-droit, là où le veut le peuple américain », estime M. Duncan.

Les élections de mi-mandat portent d’habitude sur les questions de politique intérieure. Mais cette année la montée du groupe Etat Islamique (EI) au Moyen-Orient et la crainte d’une propagation éventuelle de l’épidémie de fièvre à Ebola en Afrique de l’Ouest ont ébranlé la confiance du public américain.

« Vous avez des candidats indépendants, et des candidats républicains qui ont de sérieuses lacunes, et le meilleur moyen de contourner la difficulté, c’est de donner un caractère national à l’élection, à un moment où les gens sont mécontents et croient que les choses sont hors de contrôle, que leur gouvernement ne fonctionne pas bien et que leur président est incompétent » explique l’analyste Norman Ornstein de l’American Enterprise Institute.

Quelle que soit l’issue des élections de mardi, elles seront les plus chères de l’histoire des législatives américaines. Pas moins de 4 milliards de dollars ont été dépensés cette année, selon l’institut Center for Responsive Politics.

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