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El Chapo est en bonne santé et apprend l'anglais dans sa cellule


La police escorte le célèbre narcotrafiquant mexicain Joaquin "El Chapo" Guzma, menotté, à sa descente d’avion à l’aéroport de New york, 19 janvier 2017.

Le célèbre narcotrafiquant mexicain Joaquin "El Chapo" Guzman est "en bonne santé" et apprend même l'anglais dans sa cellule, a affirmé le gouvernement américain, rejetant la demande de la défense d'assouplir ses conditions de détention.

Les avocats du Mexicain, accusé d'avoir dirigé l'un des plus puissants cartels que l'Amérique ait connu et qui a réussi à s'évader par deux fois des prisons mexicaines, avaient demandé la semaine dernière un assouplissement de ses conditions de détention.

Depuis son extradition du Mexique vers les Etats-Unis le 19 janvier, El Chapo est maintenu à l'isolement dans le quartier de haute sécurité de la prison fédérale de Manhattan.

Ses avocats affirment qu'étant confiné 23 heures sur 24 dans une cellule dépourvue de lumière naturelle, sa "santé physique et mentale" se détériore et qu'il souffre d'"hallucinations auditives".

Mais le gouvernement a réfuté ces affirmations dans un document de 40 pages déposées mardi soir au tribunal.

"L'accusé se plaint de ses conditions de détention, mais l'un de ses avocats mexicains, Silvia Delgado, a déclaré à la presse que son traitement aux Etats-Unis était bien meilleur qu'au Mexique et que sa santé s'améliorait", ont-ils fait valoir.

Ses hallucinations auditives n'en sont pas, il entend simplement la radio de ses gardiens, ont-ils assuré.

Ils ont aussi souligné que son isolement était loin d'être total, puisque quelque 30 personnes sont autorisées à lui rendre visite et qu'il s'entretient en moyenne 21 heures par semaine avec des avocats et des assistants juridiques.

Ces derniers "semblent lui apprendre l'anglais, tout en lui faisant des lectures en espagnol", a ajouté le gouvernement.

Joaquin Guzman, 59 ans, est accusé d'avoir dirigé pendant 25 ans le cartel de Sinaloa, dont l'emprise s'étendait sur tout le continent américain.

Il est sous le coup de 17 chefs d'accusation liés au cartel et risque, en cas de condamnation, la prison à vie. Aucune date n'a encore été fixée pour son procès qui s'annonce complexe.

Le gouvernement a obtenu cette semaine du juge Brian Cogan de pouvoir garder secrètes certaines pièces versées au dossier et de pouvoir vérifier la probité de tout avocat étranger qui voudrait s'associer à sa défense, en raison de la sensibilité de l'affaire.

Avec AFP

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