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Egypte: report du verdict du procès de Morsi pour espionnage


L'ex-président islamiste Mohamed Morsi lors d'une conférence de presse au Caire, 6 février 2011.

L'ex-président islamiste Mohamed Morsi lors d'une conférence de presse au Caire, 6 février 2011.

L'ex-président islamiste attend de connaître le verdict de son quatrième procès, jugé cette fois pour espionnage au profit du Qatar. Il avait déjà été condamné à mort, à la prison à vie et à 20 années d'incarcération dans trois procès distincts précédents.

Un tribunal égyptien a reporté samedi au 7 mai son verdict dans le procès de l'ex-président islamiste Mohamed Morsi accusé d'espionnage au profit du Qatar.

Le juge du tribunal pénal au Caire a annoncé dans une brève déclaration retransmise à la télévision que le procès était ajourné "au 7 mai afin de permettre la poursuite des consultations".

L'ex-président, destitué par l'armée en juillet 2013, est jugé avec 10 co-accusés pour la livraison présumée de "documents relevant de la sécurité nationale" au Qatar, selon l'acte d'accusation.

Il s'agit du quatrième procès contre M. Morsi, issu de la confrérie des Frères musulmans, classée organisation "terroriste" par les autorités. L'ex-président a déjà été condamné à mort, à la prison à vie et à 20 années d'incarcération dans trois procès distincts.

Le Qatar, riche émirat gazier du Golfe, était l'un des principaux soutiens de M. Morsi, destitué par l'ex-chef de l'armée et actuel président Abdel Fattah al-Sissi.

Les partisans de l'ex-président sont la cible d'une sanglante répression dans laquelle au moins 1.400 manifestants islamistes ont été tués. Des centaines d'autres ont été condamnés à mort dans des procès de masse expéditifs, mais plusieurs ont fait appel et obtenu de nouveaux procès.

Un tribunal avait condamné en 2015 M. Morsi à la peine capitale pour son évasion de prison et l'attaque de commissariats de police lors de la révolte populaire de janvier 2011 qui chassa le régime Hosni Moubarak du pouvoir.

L'ex-président islamiste a également écopé de la prison à vie pour "espionnage" pour le compte de l'Iran, du Hamas palestinien et du Hezbollah libanais.

Dans une autre affaire, il a été condamné à 20 ans de prison pour incitation à la violence contre des manifestants en 2012.

Avec AFP

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