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Tout policier "fautif" devra "rendre des comptes" en Egypte


Soldats égyptiens interviennent alors que les manifestants anti-gouvernementaux arrêter un adversaire lors de la poursuite des manifestations dans le centre de la place Tahrir , le 3 Février , 2011. pHOTO ap

Soldats égyptiens interviennent alors que les manifestants anti-gouvernementaux arrêter un adversaire lors de la poursuite des manifestations dans le centre de la place Tahrir , le 3 Février , 2011. pHOTO ap

Le président Abdel Fattah al-Sissi a affirmé qu'il ne fallait pas pointer du doigt l'institution policière dans son ensemble.

Alors meme que des enquêtes ont été ouvertes en Egypte sur des cas de torture dans des commissariats, M. Sissi a prévenu, lors d'une visite dans une académie de police, qu'il ne fallait pas pointer du doigt l'institution policière dans son ensemble.

Des enquêtes ont été ouvertes après la mort de deux personnes dans des commissariats à Ismaïlia (nord-est) et à Louxor (sud).

A Ismaïlia, un policier a été placé 15 jours en détention provisoire pour des "coups ayant entraîné la mort" après le décès le 25 novembre d'un vétérinaire dans un commissariat, a indiqué à l'AFP un responsable local du parquet.

A Louxor, quatre policiers font face à des accusations similaires après la mort le 26 novembre d'un homme interpellé dans un café de la ville, a expliqué un responsable local du parquet.

"Quand quelqu'un sera fautif, il devra rendre des comptes", a indiqué jeudi M. Sissi, sans évoquer ces cas.

Le président égyptien a affirmé que toute l'institution ne pouvait pas être tenue pour responsable à cause de "l'erreur d'un individu".

"Combien avons-nous de postes de police, de commissariats en Egypte ? 300 ? Si on compte les excès, ils concernent un ou deux commissariats", a-t-il dit.

Les exactions policières sous le régime de l'ex-président égyptien Hosni Moubarak avaient été l'un des déclencheurs de la révolte qui l'avait chassé du pouvoir en 2011.

Mais depuis que l'ex-chef de l'armée et actuel chef de l'Etat a destitué le président islamiste Mohamed Morsi en 2013, la police a été largement réhabilitée dans l'opinion publique, qui soutient la sanglante répression lancée contre les pro-Morsi.

Fin novembre, le ministère égyptien de l'Intérieur avait assuré qu'il n'y aurait "aucune complaisance" face aux "violations" de certains policiers, soulignant qu'il s'agissait de "cas isolés".

Des dizaines de policiers avaient été traduits en justice pour la mort de manifestants durant la révolte de 2011 mais la plupart ont été acquittés.

Avec AFP

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