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Egypte: Mansour appelle au calme et ordonne une enquête sur les violences


L'armée égyptienne bloque l'accès à la place Tahrir du Caire le 8 juillet 2013. (AP Photo/Hassan Ammar)

L'armée égyptienne bloque l'accès à la place Tahrir du Caire le 8 juillet 2013. (AP Photo/Hassan Ammar)

Au moins 51 personnes ont péri et des centaines ont été blessées dans des violences lundi matin au Caire, lors de manifestations pro Morsi, 6 jours après la destitution de l’ex président.

Dans ce climat de violence, le grand imam Ahmed al-Tayeb, plus haute autorité sunnite du pays, a annoncé lundi, dans un communiqué télévisé, sa mise en retrait jusqu'à la fin des violences. Au lendemain du coup militaire, il avait apporté sa caution à la mise en place d'une feuille de route pour mener à bien la transition.

Le parti al-Nour, qui s’est opposé à la nomination de Mohamed ElBaradei comme premier ministre, a également annoncé son retrait des discussions. L’ex chef de l’Agence nucléaire internationale, Mohamed ElBaradei, a condamné fermement ces violences, et appelé à une enquête indépendante.

Les Frères musulmans, qui accusent des soldats et des policiers d’être à l’origine des tueries de lundi, ont appelé au "soulèvement".

Des témoins ont fait état de tirs à balles réelles et de grenades lacrymogènes par les forces de l’ordre. Tandis que d’autres manifestants disent que les forces gouvernementales ont tiré en l'air et que les tirs directs sont venus d'hommes en civil.

De son côté, l'armée affirme que le siège de la Garde républicaine a été attaquée, disant que des « terroristes » ont tué un officier et gravement blessé six soldats. Suite aux violences, les forces de l’ordre ont bouclé le quartier. Quelques heures plus tard, l'armée a appelé les partisans de M. Morsi à lever leurs sit-in.

Plusieurs pays ont condamnés les violences meurtrières de lundi, dont la Turquie, l'Iran, et le Qatar. L’Europe a aussi blâmé l'Egypte, disant qu’elle allait reconsidérer son aide.

Vendredi dernier, 37 personnes avaient déjà péri dans des violences lors de rassemblements de partisans des Frères musumans, qui rejettent la destitution de Mohamed Morsi.
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