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L'Egypte en quête de pétrole après la suspension de la livraison par l'Arabie


Le président egyptien Abdel-Fattah el-Sissi, à gauche, serre la main du roi de l'Arabie Saoudite Salman, au Caire, le 11 avril 2016.

Le président egyptien Abdel-Fattah el-Sissi, à gauche, serre la main du roi de l'Arabie Saoudite Salman, au Caire, le 11 avril 2016.

L'Egypte a lancé des appels d'offre pour son approvisionnement en pétrole après la suspension par le géant pétrolier saoudien Aramco de la livraison de 700.000 tonnes de produits pétroliers.

Les autorités égyptiennes doivent rapidement trouver une alternative après la décision surprise d'Aramco alors que Ryad est jusqu'à présent l'un des l'un des principaux soutiens du président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi.

Elles ont lancé "des appels d'offre sur les marchés internationaux pour importer la quantité nécessaire pour octobre. Nous avons ouvert une ligne de crédit à la banque centrale et nous allons bientôt avoir un accord", a indiqué à l'AFP un porte-parole du ministère du pétrole, Hamdy Abdel Aziz.

L'Arabie saoudite avait passé un accord en avril avec l'Egypte pour la fourniture, sur cinq ans, de 700.000 tonnes de produits pétroliers par mois, pour une valeur de plus de 20 milliards de dollars.

"La compagnie saoudienne Aramco a informé verbalement la General Petroleum Corporation au début de ce mois qu'elle ne livrerait pas de pétrole en octobre, sans donner de raison", a dit M. Abdel Aziz.

Le Caire a provoqué la colère de Ryad en votant samedi au Conseil de sécurité de l'ONU en faveur d'une résolution de la Russie sur la Syrie à laquelle l'Arabie était farouchement opposée.

La décision d'Aramco est intervenue avant ce vote, a souligné M. Abdel Aziz. "C'est un problème commercial, et non politique. C'est normal pour certaines livraisons d'avoir du retard", a-t-il assuré en précisant que l'accord avec les Saoudiens était toujours valide.

Côté saoudien, l'ambassadeur à l'ONU Abdallah al-Mouallimi a déclaré à Al-Jazeera qu'il était "pénible que les Sénégalais et les Malaisiens aient des positions plus proches du consensus arabe, que celle du représentant arabe (au Conseil de sécurité, l'Egypte, ndlr)"

Ryad soutient des groupes d'opposition à Bachar al-Assad, alors que Le Caire croit en une solution politique qui inclut le président syrien.

Ryad a versé des milliards de dollars d'aide au Caire depuis la chute du régime islamiste de Mohamed Morsi en 2013.

Avec AFP

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