Liens d'accessibilité

Egypte : deux appels interjetés par Morsi examinés en octobre


L'ancien président égyptien Mohamed Morsi, condamné à mort et vêtu d'une combinaison rouge, lève ses mains à l'intérieur de la cage des accusés, lors d’une audience à l'académie de police nationale, dans une banlieue est du Caire, en Egypte, 18 juin 2016.

L'ancien président égyptien Mohamed Morsi, condamné à mort et vêtu d'une combinaison rouge, lève ses mains à l'intérieur de la cage des accusés, lors d’une audience à l'académie de police nationale, dans une banlieue est du Caire, en Egypte, 18 juin 2016.

La cour de Cassation en Egypte commencera à examiner en octobre les appels interjetés par l'ancien président islamiste Mohamed Morsi contre deux de ses condamnations, ont indiqué son avocat et un responsable judiciaire.

Destitué par l'ex-chef de l'armée et actuel président Abdel Fattah al-Sissi en 2013, M. Morsi a été condamné à mort en juin 2015 avec une centaine de co-accusés pour des évasions massives de prison et des attaques contre la police durant la révolte de 2011 qui avait chassé Hosni Moubarak du pouvoir.

L'examen de son appel contre ce verdict débutera le 18 octobre, a indiqué à l'AFP un responsable de la cour de Cassation.

En avril 2015, M. Morsi avait par ailleurs écopé de 20 ans de prison pour des violences contre des manifestants de l'opposition alors qu'il était président.

Cet appel commencera à être examiner le 8 octobre, a précisé le responsable.

L'avocat de M. Morsi, Abdel Moneim Abdel Maqsoud, a confirmé les deux dates. "On ne sait pas si la Cour prendra une décision le jour même, elle peut ajourner", a-t-il souligné.

Si ces appels sont acceptés, les deux affaires seront déférées devant un nouveau tribunal.

Depuis sa destitution, Mohamed Morsi a été condamné dans quatre procès.

Sa dernière condamnation remonte au 18 juin. Dans un procès pour espionnage, il a écopé de la prison à vie pour avoir "subtilisé des documents secrets concernant la sécurité de l'Etat" qui ont été livrés au Qatar par le biais d'intermédiaires.

En 2015, il avait déjà été condamné à la prison à vie dans un procès pour espionnage, cette fois au profit de l'Iran, du mouvement islamiste palestinien Hamas et du mouvement chiite libanais Hezbollah.

Après l'éviction de M. Morsi, influent dirigeant de la confrérie des Frères musulmans, ses partisans ont été la cible d'une sanglante répression qui a fait plus de 1.400 morts.

Avec AFP

XS
SM
MD
LG