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14 ème journée de manifestations en Egypte


Le vice président Omar Suleiman (au centre) en entretien avec les représentants de l'opposition.

Le vice président Omar Suleiman (au centre) en entretien avec les représentants de l'opposition.

Ils étaient des milliers à continuer d’occuper la place Tahrir lundi au Caire. En dépit des concessions faites par le gouvernement lors de négociations inedites entre le vice président, Omar Suleiman, et l’opposition, les protestataires continuent d’exiger le départ immediat du président Hosni Moubarak.

C’est dans une atmosphère détendue que les protestations ont repris lundi. Certains activistes anti-Moubarak ont installé des tentes sur la Place Tahrir, ou place de la Libération. Ils promettent d’y rester jusqu’au départ de Hosni Moubarak, président depuis plus de 30 ans.

Dans le même temps, le nouveau gouvernement a tenu son premier conseil des ministres. Cette rencontre ministérielle intervient au lendemain des négociations entre le vice-président et les formations d’opposition, y compris les Frères musulmans.

L’opposition estime que le gouvernement n’a pas réussi à satisfaire sa principale revendication : la démission immédiate du président Moubarak. Tout en reconnaissant qu’il s’agit d’un premier pas vers le dialogue, elle juge insuffisantes les concessions proposées lors des pourparlers de dimanche. La date de la prochaine rencontre entre le gouvernement et l’opposition reste à determiner.

Les Frères musulmans ont participe aux pourparlers de dimanche. Un fait marquant puisque c’est la première fois depuis 50 ans que des discussions ont lieu avec cette organisation islamiste interdite.

A l’issue de ces négociations, le vice-président, Omar Suleiman, a accepté la mise en place d’un comité charge d’étudier les reformes constitutionnelles qui permettront à plus de candidats de se présenter à l’élection présidentielle. Il sera composé de figures judiciaires et politiques et devra avoir terminé son étude d’ici la première semaine de mars.

Omar Suleiman a également offert d’assouplir les restrictions sur la liberté de la presse et de lever l’état d’urgence si les conditions de sécurité le permettent. Introduite par Moubarak en 1981, lors de son accession au pouvoir, la loi sur l’état d’urgence est particulièrement impopulaire. Elle donne des pouvoirs étendus aux forces de sécurite, notamment celui de détenir des personnes perçues comme une menace pour l’Etat.

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