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Tension croissante en Egypte à trois semaines de la présidentielle


Le palais Abdeen, l'un des locaux de la Présidence egyptienne, attend son prochain occupant

Le palais Abdeen, l'un des locaux de la Présidence egyptienne, attend son prochain occupant

Il y a eu au moins 11 morts, mercredi, lorsque des inconnus ont attaqué des jeunes qui manifestaient contre le Conseil militaire qui dirige le pays depuis la chute d’Hosni Mubarak

Des bandes de jeunes se sont jeté des pierres et ont aussi lapidé les forces de l’ordre au Caire. Les manifestants campaient sur la place Abbassiya près du ministère de la Défense depuis vendredi.

Mercredi, selon des témoins, des assaillants surnommés « Baltagiya », brandissant des armes, gourdins et couteaux, les ont attaqués comme faisaient les partisans de Moubarak pendant la révolte populaire sur la place Tahrir l’année dernière.

A trois semaine de la présidentielle, la place Tahrir n’est plus le lieu symbolique de la contestation. C’est plutôt en face du ministère de la Défense qui abrite le Conseil militaire au pouvoir depuis la chute de Moubarak. Les généraux sont accusés de refuser toute dissidence, de tuer ou jeter en prison les manifestants.

Des partisans de l'imam Hazem Abou Ismail protestent contre le rejet de sa candidature à la présidence (18 avril 2012)

Des partisans de l'imam Hazem Abou Ismail protestent contre le rejet de sa candidature à la présidence (18 avril 2012)

De l’autre côté, les frères musulmans et les salafistes qui ont remporté la majorité des sièges aux législatives ne veulent pas se laisser faire. Ce qui rend la situation très volatile, selon certains observateurs.

Ces jeunes qui avaient occupé la place Abbassiya au Caire, sont pour la plupart, des partisans de l’imam salafiste, Hazem Saleh Abou Ismail, disqualifié de la course à la présidence.

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