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Ebola: un premier cas au Nigéria


Des médecins procédant à une prise de sang d'un malade présumé de la fièvre à virus Ebola en Sierra-Leone (Photo Reuters)

Des médecins procédant à une prise de sang d'un malade présumé de la fièvre à virus Ebola en Sierra-Leone (Photo Reuters)

De source officielle nigériane, on affirme qu’un homme qui est mort à Lagos vendredi est bel est bien décédé de la fièvre hémorragique à virus Ebola, les tests étant revenus positifs.

Le Nigeria devient donc le quatrième pays d'Afrique de l’Ouest à confirmer la présence du virus Ebola sur son territoire. Le virus a tué au moins 660 personnes cette année en Guinée, en Sierra Leone et au Libéria, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Un journaliste du service Hausa de la Voix de l’Amérique, en poste à Lagos, a identifié la victime, décédée à l’âge de 40 ans. Il s’agirait d’un certain Patrick Sawyer, un Libérien qui est tombé malade peu après son arrivée dimanche à Lagos sur un vol en provenance de Monrovia.

Il a été emmené dans un établissement de santé privé, puis isolé après que le personnel de santé ait commencé à soupçonner qu'il souffrait du virus Ebola. Des échantillons sanguins ont été envoyés pour analyse, et ce vendredi, les responsables nigérians ont annoncé qu’ils étaient positifs.

Vendredi, l'OMS a offert un nouveau bilan de l'épidémie de virus Ebola : elle évoque maintenant 660 morts en Afrique de l'Ouest, dont 314 en Guinée, 219 en Sierra Leone et 127 au Libéria.

Près de 1.100 cas d'Ebola ont été signalés, un chiffre qui pourrait augmenter rapidement si le virus commence à se propager au Nigeria - en particulier à Lagos, qui compte plus de 17 millions d’habitants.

Il n'existe aucun remède ou vaccin pour le virus Ebola, qui est hautement contagieux. Parmi les symptômes de la maladie : une fièvre élevée, des vomissements, de la diarrhée et des saignements des yeux, des oreilles, de la bouche et du nez.

Par ailleurs, selon l’agence Reuters, les autorités sierra-léonaises ont appelé à l'aide vendredi pour retrouver le premier malade de la fièvre à virus Ebola de la capitale, Freetown, qui ait été enlevé de force d'un hôpital de Freetown par sa famille.

L’appel des autorités a été diffusé par des stations de radio de Freetown, qui compte environ 1 million d'habitants. La personne en question est une femme de 32 ans, une certaine Saudatu Koroma, dont la dernière adresse fixe était le 25 Old Railway Line, Brima Lane, quartier de Wellington, Freetown, Sierra Leone.

Comme elle a testé positive à l’Ebola, elle est hautement contagieuse et son enlèvement pose un risque pour son entourage, et le public, ont fait valoir les autorités. « Nous avons besoin du public pour nous aider à la retrouver », ont expliqué les responsables de la Santé, d’autant que le quartier où sa famille habite est densément peuplée, ce qui exacerbe le risque de contagion.

« La famille de la patiente a pris d'assaut l'hôpital et l’a enlevée de force » a fait savoir le ministère de la Santé.

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