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Ebola en Sierra Leone : 109 personnes mises en quarantaine


Une affiche "Stop Ebola" à Freetown, Sierra Leone, le 15 janvier 2016. (AP Photo/Aurelie Marrier d'Unienville)

Une affiche "Stop Ebola" à Freetown, Sierra Leone, le 15 janvier 2016. (AP Photo/Aurelie Marrier d'Unienville)

Parmi ces 109 personnes, qui ont été en contact avec Marie Jalloh, l'étudiante de 22 ans décédée le 12 janvier d'Ebola, 28 cas sont à haut risque et trois doivent encore être localisés.

Cent-neuf personnes susceptibles d'avoir été en contact avec le nouveau cas d'Ebola en Sierra Leone, une étudiante décédée mardi, ont été placées en quarantaine, ont annoncé samedi 16 janvier les autorités sierra-léonaises qui tentent d'empêcher une propagation du virus.

Parmi ces personnes, "28 sont à haut risque, et trois contacts doivent encore être localisés", a déclaré lors d'une conférence de presse un responsable du Bureau de la Sécurité nationale (ONS), Ishmael Tarawally.

Toutes les personnes ont été mises en quarantaine dans des localités du nord du pays sauf une, le père de l'étudiante décédée, qui a été mis à l'isolement à Freetown, la capitale.

Selon les autorités sierra-léonaises, le nouveau cas confirmé est une étudiante de 22 ans, Marie Jalloh, décédée dans la ville de Magburaka (nord). La jeune femme, qui résidait habituellement à Lunsar (nord), était tombée malade la semaine dernière lors de ses vacances dans le village de Baomoi Luma (nord). Elle a été transportée par voie terrestre par ses proches à Magburaka, où elle est morte le 12 janvier.

Aucun nouveau cas signalé

Jusqu'à samedi, aucun autre cas n'avait été signalé, a assuré le responsable des services médicaux sierra-léonais, le docteur Brima Kargbo. "Personne n'a présenté symptôme" de la fièvre hémorragique que provoque le virus Ebola, a affirmé Dr Kargbo.

"Le gouvernement est actuellement sur le terrain, avec l'appui d'une équipe de différentes institutions internationales et au niveau national", pour tenter de déterminer l'origine de l'infection et les chaînes de transmission du virus, a encore dit Ishmael Tarawally.

"Les investigations se poursuivent dans les quatre districts" du nord du pays où, selon les informations recueillies, "la victime a voyagé" avant sa mort, a-t-il ajouté.

Il a cité Tonkolili, où ont été identifiés 58 des contacts, Kambia, Port Loko et Bombali. "Le plus grand nombre de contacts à haut risque - 21 au total - est à Tonkolili", a-t-il précisé.

Ishmael Tarawally a réitéré les appels à la vigilance et au respect des mesures d'hygiène et de prévention communiqués depuis vendredi par diverses autorités : notamment se laver les mains et signaler tout malade ou décès suspect au numéro d'appel d'urgence contre Ebola, le 117.

Le nouveau cas d'Ebola en Sierra Leone a été confirmé au lendemain de la déclaration, jeudi par l'OMS, de l'arrêt de "toutes les chaînes connues de transmission" de la maladie en Afrique de l'Ouest.

Cette région espérait être ainsi débarrassée d'une épidémie qui, depuis son apparition fin 2013 dans le Sud guinéen, a fait plus de 11 300 morts, à plus de 99 % en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia.

Avec AFP

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