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Ebola: près de la moitié de la main-d’œuvre en Sierra Leone, désœuvrée


L'activité économique en Sierra Leone a considérablement ralenti, signale la Banque mondiale (Reuters)

L'activité économique en Sierra Leone a considérablement ralenti, signale la Banque mondiale (Reuters)

Une série d'enquêtes montre que près de la moitié de ceux qui travaillaient au Libéria lorsque l'épidémie d'Ebola a commencé, étaient désœuvrés au début de novembre 2014.

L’épidémie de fièvre hémorragique à virus Ebola a eu un impact substantiel sur tous les secteurs de l'économie libérienne, affirme mercredi la Banque mondiale. Une série d'enquêtes menée par le Groupe de la Banque mondiale en partenariat avec l'Institut libérien de la statistique et des services de géo-information et l'organisation Gallup montre que près de la moitié de ceux qui travaillaient au Libéria lorsque l'épidémie d'Ebola a commencé, étaient désœuvrés au début de novembre 2014.

« Même ceux qui vivent dans les communautés les plus reculées au Libéria, où le virus Ebola n'a pas été détecté, souffrent des séquelles économiques de cette terrible maladie », a déclaré Ana Revenga, directrice à la Banque mondiale, dans un communiqué. Donc, il s’agit de venir en aide non seulement aux personnes directement touchées par le virus à Ebola, mais également aux communautés les plus pauvres, qui voient leur accès aux marchés, leur mobilité et leur sécurité alimentaire empirer, a-t-elle poursuivi.

Heureusement, constate la Banque mondiale, après un ralentissement initial, le secteur agricole montre le plus de résilience face à l'Ebola. Mais la flambée des prix place des aliments de première nécessité, tel que le riz, hors de portée de nombreux ménages.

Par ailleurs, la Banque mondiale a reconnu que l’impact économique de l’épidémie d’Ebola sur l’Afrique de l’Ouest ne sera pas aussi dramatique qu’elle l’avait craint.

En octobre, la banque avait évoqué jusqu’à 32 milliards de pertes si le virus se propageait de manière significative en dehors de la Guinée, du Libéria et de la Sierra Leone, les trois pays les plus affectés par la maladie. Mais l’économiste en chef de la Banque mondiale, Francisco Ferreira, a déclaré à Johannesburg mercredi que le coût de l'épidémie se situera probablement à entre 3 et 4 milliards de dollars. D’autant que les efforts pour contenir le virus ont été pour l’instant couronnés de succès.

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