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Ebola: mise au point de l'OMS


Des responsables sanitaires travaillant à Monrovia, au Libéria, où sévit l'épidémie d'Ebola (Reuters)

Des responsables sanitaires travaillant à Monrovia, au Libéria, où sévit l'épidémie d'Ebola (Reuters)

L’épidémie de fièvre hémorragique à virus Ebola suscitant de nombreuses craintes et questions en Afrique de l’Ouest et ailleurs, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié vendredi une mise au point.

Tout d’abord, le public se demande pourquoi l’ampleur de l'épidémie d'Ebola, notamment au Libéria et en Sierra Leone, a été sous-estimée.

L’un des constats faits par l’OMS est que beaucoup de familles cachent des proches infectés dans leurs maisons. Comme aucun remède n’existe pour le virus à Ebola, les familles des malades estiment qu’ils seront mieux chez eux pour mourir.

D’autres parents nient que les malades souffrent du virus à Ebola et sont convaincus que les salles d’isolement, considérées comme des sites d’incubation de la maladie, vont au contraire empirer l’état du malade et conduire à une mort certaine.

Par ailleurs, les familles redoutent la stigmatisation et le rejet social qui s’ensuit, lorsqu'un diagnostic d'Ebola est confirmé.

Les épidémies de virus à Ebola se déplacent rapidement, créant des défis pour les partenaires internationaux. Réagir nécessite des quantités de personnel, d'équipement et de matériel, dont les combinaisons nécessaires pour protéger le personnel soignant, les masques et les gants. Très rapidement, les services de santé publique sont débordés. On manque de tout.

Beaucoup de centres de traitement et de cliniques ont fermé. La peur empêche les patients de s’y présenter, et elle pousse le personnel médical à fuir. Les familles cachent leurs morts. Dans certains cas, les épidémiologistes ont parcouru des villages et compté le nombre de tombes fraîches, pour se faire une idée des cas suspects.

Dans certaines régions du Libéria, un phénomène inédit se produit : Dès qu'une nouvelle installation de traitement est ouverte, elle est immédiatement remplie de patients, dont beaucoup n'avaient pas été identifiés auparavant. Ce phénomène révèle les carences des systèmes officiels de surveillance.

Par exemple, à Monrovia, la capitale, un centre de traitement d'Ebola doté de 20 lits, qui a ouvert la semaine dernière, a été immédiatement pris d’assaut par plus de 70 patients.


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