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Ebola: le temps presse, estime l'ambassadeur libérien Jeremy Sulunteh


L'ambassadeur du Liberia aux États-Unis, Jeremy Sulunteh

L'ambassadeur du Liberia aux États-Unis, Jeremy Sulunteh

Dans une interview avec la Voix de l’Amérique (VOA), l'ambassadeur du Liberia aux États-Unis, Jeremy Sulunteh, a déclaré que son pays a besoin d'autres appuis pour lutter contre l'épidémie d'Ebola.

Il se faisait en cela l’écho du président américain Barack Obama, qui a critiqué les gouvernements étrangers lundi pour n’avoir pas réagi « de manière aussi agressive que nécessaire », face à l'épidémie.

« Les pays qui pensent qu'ils peuvent rester sur la touche et simplement laisser les États-Unis faire le travail, cela se traduira par une réponse moins efficace, une réponse moins rapide, ce qui signifie que les gens meurent », a déclaré le président Obama.

Selon l’ambassadeur Sulunteh, pendant qu’on attend que la bureaucratie se secoue, « beaucoup de gens sont en train de mourir. Le virus Ebola n'est pas une guerre conventionnelle où vous pouvez avoir des conférences de paix, aller à des réunions et vous asseoir pour discuter. Plus vous attendez, plus les gens sont infectés », a-t-il dit.

M. Sulunteh a également lancé une mise en garde : l'épidémie d'Ebola pourrait devenir un problème mondial, plutôt que régional, si la communauté internationale n'agit pas rapidement.

Tout en applaudissant tous les efforts qui ont été faits jusqu'à présent, il a ajouté que son pays a besoin de davantage de centres pour confiner les malades présumés, et de plus de lits. « Nous avons besoin d'ambulances pour transporter les gens jusqu’aux centres de traitement. Nous devons former plus d'agents pour rechercher les contacts des malades. Nous avons besoin de former davantage de professionnels de la santé ».

Le virus à Ebola a gagné du terrain au Libéria notamment à cause de la pénurie d'ambulances, a-t-il souligné. Lorsque des malades « prennent un taxi ou un bus et qu’un groupe de personnes montent sans le savoir dans le même taxi, elles sont infectés ».

Certes, de nombreuses organisations ont promis leur aide, a poursuivi l’ambassadeur Sulunteh. Mais c’est aujourd’hui qu’il faut agir, car le temps presse.

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