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Ebola: le Libéria ferme ses frontières


Le virus à Ebola (Photo AFP)

Le virus à Ebola (Photo AFP)

Le Liberia a fermé ses frontières pour tenter de contenir une épidémie du virus à fièvre hémorragique Ebola, qui déjà coûté la vie à près de 700 personnes en Afrique de l'Ouest.

La présidente Ellen Johnson Sirleaf a annoncé dimanche soir que l'aéroport international de Monrovia, un aéroport provincial, et trois des principaux postes frontaliers resteront ouverts, mais que des mesures ont été prises pour empêcher la propagation de la maladie.

« A ces points d'entrée, des centres de prévention et de dépistage seront établis » a déclaré la présidente. « Une nouvelle politique de l'Administration des aéroports du Liberia sur l'inspection et l’examen de tous les passagers entrants et sortants sera strictement respectée ».

Le gouvernement a également interdit les rassemblements publics, y compris les festivités et manifestations.

Le Libéria a déjà enregistré au moins 127 décès dus à la fièvre à virus Ebola. Il n’existe ni vaccin, ni traitement pour l’Ebola, qui provoque une forte fièvre et des douleurs musculaires, des vomissements, de la diarrhée et des saignements incontrôlables.

Au cours des dernières semaines, plusieurs des médecins dirigeant des efforts visant à juguler la maladie l’ont contracté, en dépit des mesures de protection draconiennes.

Deux Américains travaillant au Liberia ont testé positifs pour le virus Ebola dimanche, peu après le décès du Dr Samuel Brisbane samedi dans un centre de traitement de la banlieue de Monrovia.

Le Dr Brisbane était un médecin-chef au plus grand hôpital du Liberia, où il aidait à soigner les victimes de la fièvre hémorragique. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), cette épidémie d'Ebola est la plus grave jamais signalée. Elle a fait au moins 319 morts en Guinée, et 224 au Sierra Leone.

Par ailleurs au Nigéria, les autorités municipales de Lagos ont mis en quarantaine l'hôpital où un homme est mort du virus Ebola la semaine dernière, devenant le premier cas de la maladie à être détecté dans ce pays.

Patrick Sawyer, 40 ans, un consultant pour le ministère des Finances du Liberia, s'est effondré à son arrivée à l'aéroport de Lagos le 20 juillet et a été isolé à l'hôpital First Consultants Hospital d'Obalende, l'un des quartiers les plus peuplés de Lagos, vaste métropole qui compte jusqu'à 21 millions d'habitants. Il est décédé vendredi.

L'hôpital restera fermé une semaine et tout le personnel sera suivi afin de s'assurer que le virus ne s'est pas propagé.

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