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Ebola: Il faut faire davantage, déclare Samantha Power aux responsables européens


Le monde entier a besoin de faire davantage, face à « la plus grande crise de santé publique » jamais survenue, affirme l'ambassadrice Samantha Power (AP)

Le monde entier a besoin de faire davantage, face à « la plus grande crise de santé publique » jamais survenue, affirme l'ambassadrice Samantha Power (AP)

Certes, les efforts déployés par les Etats-Unis et certains autres pays commencent à donner des résultats, mais tous doivent faire davantage, a souligné l'ambassadrice.

Depuis Bruxelles, où elle a fait escale après sa tournée en Afrique de l’Ouest, l’ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU, Samantha Power, a déclaré à un groupe de dirigeants européens que le monde entier a besoin de faire davantage, face à « la plus grande crise de santé publique » jamais survenue.

Certes, les efforts déployés par les Etats-Unis et d'autres pays commencent à donner des résultats face à l’épidémie de fièvre hémorragique à virus Ebola, mais qu’il faut que tous fassent plus, a-t-elle souligné.

Les centres de commande et de contrôle établis récemment dans les capitales du Liberia et de la Sierra Leone sont efficaces, a-t-elle confié à l’agence Reuters. « C'est un grand privilège de pouvoir rapporter ce sentiment d'espoir et de possible aux Etats-Unis et aux Nations unies. Désormais, le message est : ce que nous faisons fonctionne », a poursuivi Mme Power, toujours citée par Reuters.

Par ailleurs, même si aucun cas du virus à Ebola n’a été signalé en Corée du Nord, Pyongyang a déclaré jeudi que tous les étrangers arrivant dans le pays seraient placés en quarantaine pendant 21 jours, par crainte du virus mortel.

Aux États-Unis, une infirmière qui a soigné des malades de l’Ebola en Afrique de l'Ouest, continue de défier les responsables de santé publique de l’Etat du Maine, qui souhaitent son maintien en quarantaine jusqu'au 10 novembre.

Kaci Hickox a testé négatif pour le virus et qualifie sa mise en quarantaine d’atteinte à ses droits civiques, parce qu'elle n’est pas fondée sur la science et qu'elle ne présente aucun symptôme de la maladie. Elle s’est baladée à vélo tôt jeudi matin avec son compagnon, même si le Maine souhaite qu’elle reste confinée chez elle encore 12 jours, soit jusqu'au terme de la période d'incubation de la maladie, qui est de 21 jours.

Le Maine espère obtenir d’un tribunal l’ordre pour Hickox de rester chez elle jusqu’à la fin de la quarantaine.

Mercredi, Mme Power a rencontré à Accra, au Ghana, le chef de la Mission des Nations Unies pour l'action d'urgence contre Ebola (MINUAUCE), Anthony Banbury. Ils ont visité un entrepôt de matériel, et dressé un bilan des derniers efforts visant à juguler l’épidémie.

M. Banbury a estimé que la « mobilisation importante » de nouveaux travailleurs de la santé et d’autres ressources commence à avoir un impact, mais qu’il faudra faire davantage.

« Nous avons besoin de trois choses élémentaires pour juguler cette crise », a dit M. Banbury. « Il nous faut encore plus de gens, du personnel médical spécialement formé des cliniques de traitement de l’Ebola, des centres de soins communautaires. Nous avons besoin de matériel et d'argent ».

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