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Ebola: état d'urgence au Libéria


La présidente Ellen Johnson Sirleaf, s'addressant à la nation

La présidente Ellen Johnson Sirleaf, s'addressant à la nation

Dans un discours à la nation mercredi soir, la présidente du Libéria, Ellen Johnson Sirleaf, a déclaré l'état d'urgence, précisant que son pays doit prendre des « mesures extraordinaires » pour protéger la vie des habitants et la survie de l'Etat.

Il s’agira, « le cas échéant » de suspendre « certains droits et privilèges », a-t-elle fait valoir. Parmi les mesures envisagées : le recours aux forces de sécurité pour placer en quarantaine les zones touchées par l’épidémie de fièvre à virus hémorragique Ebola, et la limitation des mouvements de population.

Au Sierra Leone, selon l’agence Reuters, la police et l’armée ont bloqué certaines régions rurales dans l’espoir d’enrayer la propagation du virus à Ebola.

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) dit que la maladie a coûté la vie à plus de 930 personnes en Afrique de l'Ouest depuis le début de l’année - principalement au Libéria, en Sierra Leone et en Guinée. On a recensé officiellement plus de 1.700 cas de la maladie à ce jour.

L’OMS a annoncé la convocation la semaine prochaine de son comité d'éthique pour discuter de l'utilisation d'un traitement expérimental pour le virus à Ebola.

Deux travailleurs humanitaires américains infectés par le virus à Ebola ont reçu un médicament expérimental surnommé ZMapp, qui n'a jamais été testé sur les êtres humains. Le sérum a été identifié en tant que traitement potentiel en début d’année, mais n’a pas fait ses preuves. Il est fabriqué par la société Mapp Biopharmaceutical Inc. de San Diego et vise à stimuler les efforts du système immunitaire pour combattre le virus à Ebola. Il est fabriqué à partir d’anticorps produits par des animaux de laboratoire exposés à certaines parties du virus.

Nancy Writebol et le Dr Kent Brantly, qui ont été évacués du Libéria, vont mieux, mais impossible pour l’instant de déterminer si le ZMapp est à l’origine de la stabilisation de leur état, ou s’il s’agit d’une coïncidence, vu qu’ils ont été rapidement soignés.

L’OMS veut que son comité d’éthique détermine si le médicament doit être utilisé en Afrique de l’Ouest, et à qui il pourrait être administré.

S'exprimant mercredi soir à Washington, le président Barack Obama a déclaré qu'il est encore trop tôt pour envoyer ce médicament expérimental en l'Afrique de l'Ouest. « Il faut laisser la science nous guider », a-t-il fait valoir.

Il n'existe pas de remède connu ou prouvé, ni de vaccin, contre le virus à Ebola. Les patients souffrent généralement de fortes fièvres, de vomissements, de la diarrhée, de douleurs musculaires et de saignements incontrôlables de tous les orifices du corps, y compris les yeux, la bouche et les oreilles.

L'épidémie de virus à Ebola en cours actuellement en Afrique de l'Ouest est la plus meurtrière jamais recensée. Le virus a été identifié pour la première fois il y a une quarantaine d’année en Afrique centrale.

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