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Lancement par l’Afrique de l’Est d’un marché commun


Le nouveau marché commun d'Afrique de l'Est devrait relancer les investissements et dynamiser le commerce, estiment les économistes

Le nouveau marché commun d'Afrique de l'Est devrait relancer les investissements et dynamiser le commerce, estiment les économistes

Ce marché va permettre la libre circulation des personnes et des biens ainsi que des capitaux, même si les cinq pays membres (Burundi, Kenya, Ouganda, Rwanda et Tanzanie) sont à des niveaux de développement différents, ce qui constitue un obstacle à une intégration économique rapide.

Les cinq pays membres de la Communauté d'Afrique de l'Est (CAE) ont lancé jeudi un marché commun pour ce bloc de plus de 120 millions d'habitants.

Ce marché va permettre la libre circulation des personnes et des biens ainsi que des capitaux, même si les cinq pays membres (Burundi, Kenya, Ouganda, Rwanda et Tanzanie) sont à des niveaux de développement différents, ce qui constitue un obstacle à une intégration économique rapide.

Néanmoins, les analystes restent optimistes. « Dans le monde global, pour un pays seul et particulièrement un pays africain seul doté d’une très petite économie, il est compréhensible qu’il y ait un bloc plus important, pour deux raisons. Tout d’abord: le potentiel commercial de ce bloc est grand et nous l'avons vu » explique l’économiste kenyan Robert Shaw. « Et deuxièmement, plus votre marché est grand, plus il est attirant pour les investisseurs, au plan local et international » ajoute l’expert.

Parmi les avantages du nouveau marché commun : l’élimination de multiples règlements et restrictions qui entravent la marche des affaires, la suppression des barrières au commerce et des taxes frontalières. De surcroît, les ressortissants de la région pourront enfin se déplacer librement.

Parmi les difficultés : une bureaucratie pesante, la faiblesse des réseaux de télécommunications et la médiocrité des infrastructures routières et ferroviaires, l'insécurité, la corruption ou encore les pénuries énergétique. Et puis, les petits pays tels que le Rwanda et le Burundi redoutent l’impact d’économies nettement plus développées, telles que celle du Kenya.

En tout cas, le nouveau marché commun suscite déjà un intérêt de la communauté internationale. L’ambassadeur de Turquie au Kenya a annoncé que son pays établirait une zone Franche industrielle pour l’industrie d’exportation, afin de profiter du nouveau potentiel de la région.

Prochaine étape : l’intégration au niveau des consulats, et l’adoption d’une politique commune en matière d’immigration.

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