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RDC : la tension monte entre Kinshasa et Kigali


 Des rebelles du M23 dans le Nord-Kivu (Archives)

Des rebelles du M23 dans le Nord-Kivu (Archives)

Le gouvernement Kabila demande à l’Onu de sanctionner des militaires rwandais, tandis que l’armée de Paul Kagame retire des forces spéciales qui opéraient en territoire congolais.

Le départ des forces spéciales rwandaises, vendredi, de l'est de la RDC, relance les questions sur la nature de leur mission et un éventuel rôle dans la rébellion du M23, comme le soutiennent certains rapports internationaux. Ces forces spéciales opéraient au sein d’un bataillon conjoint depuis mars 2011, selon le ministère rwandais de la Défense.

Selon le ministre congolais de la Défense, Alexandre Luba Ntambo, le bataillon en question était basé dans le territoire de Rutshuru pour combattre la rébellion hutu des FDLR.

Rappelons que Kinshasa accuse Kigali de soutenir le Mouvement du 23 mars, composé notamment de soldats mutins, anciens membres d’une rébellion qui était soutenue par le Rwanda. Vendredi, les autorités congolaises ont demandé à l'ONU de sanctionner des responsables militaires rwandais pour leur soutien au M23.

Comme le notait Thomas d’Aquin Mwiti, c’est aujourd’hui la rentrée scolaire en RDC. Selon l’Unicef, un millier d’enfants sont jusqu’à ce jour hors du système scolaire au Nord-Kivu, province de l’est du pays minée par l’insécurité.

Les différents partenaires du milieu éducatif dans cette province travaillent à l’élaboration d’un plan quinquennal UNICEF-RDC pour trouver des solutions aux problèmes de ces enfants, marginalisés par la guerre.

Pendant ce temps, l’administration locale des rebelles du M23 a sensibilisé les parents et les enseignants afin que la rentrée soit effective sur le territoire sous son contrôle.

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