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RDC : les victimes de viol désemparées face aux lacunes de la justice


Une femme et ses enfants atteints de paludisme à l'hôpital de Walikale (Archives)

Une femme et ses enfants atteints de paludisme à l'hôpital de Walikale (Archives)

Même lorsqu’ils sont arrêtés, les bourreaux parviennent souvent à s’évader des prisons. Pour d'autres cas, les victimes vivent en zones enclavées et n'ont pas accès à la justice.

Dans notre série de reportages sur les violences sexuelles dans l'Est de la RDC, notre correspondant Primo-Pascal Rudahigwa, s’est penché sur la dimension judiciaire du problème, qui se caractérise par l’impunité dont semblent jouir les bourreaux.

Les victimes des violences sexuelles sont, en effet, loin de recouvrer leurs droits. Même lorsqu’ils sont arrêtés, les bourreaux parviennent souvent à s’évader des prisons. Pour d'autres cas, les victimes vivent en zones enclavées et n'ont pas accès à la justice.

Par ailleurs, le tout n’est pas de saisir cette justice, encore faut-il avoir les moyens financiers de gagner un procès en RDC. C’est à ce niveau qu’intervient la Dynamique des femmes juristes du Nord-Kivu, une organisation féminine qui assiste les victimes de viols.

Cette ONG a récemment plaidé pour une fille de 16 ans, qui aurait été violée par son père adoptif, un officier des Forces armées de la RDC, les FARDC. Le dossier traine depuis huit mois au tribunal, mais la victime, qui est tombée enceinte des suites du viol, ne s’est jamais présentée à la barre pour témoigner contre son bourreau présumé, a expliqué me Pascal Chirimwami, avocat rencontré par notre correspondant au tribunal militaire de la garnison de Goma.

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