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RDC : cinquantenaire de l’assassinat de Lumumba


Le Premier ministre Patrice Lumumba signant la déclaration de l'indépendance du Congo. L'ancien Premier ministre belge Gaston Eyskens a signé au nom de son pays.

Le Premier ministre Patrice Lumumba signant la déclaration de l'indépendance du Congo. L'ancien Premier ministre belge Gaston Eyskens a signé au nom de son pays.

Ici aux Etats-Unis, le professeur Adam Hochschild publie dans le New-York Times un éditorial dans lequel il a rappelé le rôle joué par les Etats-Unis au Congo depuis son indépendance à nos jours.

La République démocratique du Congo (RDC) vient de commémorer le cinquantième anniversaire de son héro national, devenu aussi héro panafricain : Patrice Emery Lumumba, assassiné le 17 janvier 1961, au Katanga, par des exécutants congolais, avec la complicité des Belges et des Américains.

A Kinshasa, une messe d’action de grâce a été dite en la Cathédrale Notre Dame du Congo en présence du président Joseph Kabila. D’autres manifestations étaient prévues dans la capitale congolaise et à l’intérieur du pays.

Le président congolais Joseph Kabila

Le président congolais Joseph Kabila

Ici aux Etats-Unis, le professeur Adam Hochschild a publié dans le New York Times un éditorial dans lequel il a rappelé le rôle joué par les Etats-Unis au Congo depuis son indépendance à nos jours. L’auteur de l’ouvrage « le Fantôme du Roi Léopold » explique que les Etats-Unis portent une grande responsabilité morale dans ce qui se passe aujourd’hui en RDC, ayant ordonné « l’élimination d’ennemis apparents au profit d’amis fideles... au détriment du peuple congolais. »

« Ennemi apparent », c’est probablement l’expression qu’emploierait Herbert Weiss pour designer Patrice Lumumba. Ce professeur de Sciences Politiques attaché notamment à l’Institut Woodrow Wilson suit la vie politique congolaise depuis 1959 et, à ce titre, il a bien connu le héro de l’indépendance.

Un Casque bleu en RDC

Un Casque bleu en RDC

« Cette idée qu’il était, dans le sens de la guerre froide, un grand ennemi des Etats-Unis, qu’il était dans la poche des communistes, et que, en conséquence, il fallait, d’une manière ou d’une autre, l’enlever du pouvoir, tout ça c’était une analyse fausse et basée sur très peu d’éléments », a expliqué le professeur Weiss, qui a été honoré, l’an dernier, à Kinshasa pour ses cinquante années de recherche sur le Congo.

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